Partager l'article ! Tous ces petits rien qui font un grand tout!: Arequipa, lundi 8 février 2010. Je suis donc partie de Nazca alors que je commença ...
Arequipa, lundi 8 février 2010.
Je suis donc partie de Nazca alors que je commençais à peine à m'acclimater et avoir mes repères. En effet, quand on commence à savoir où acheter les meilleurs fruits et le meilleur pain de la
ville dans des petites échoppes qui font pas plus de 8 mètres carrés ou à des dames vendant leur pain brioché dans une petite charrette entre deux autres charettes remplies de bonbons,
cacahuètes, paquets de chips,boissons, ou cigarettes se vendant à l'unité, etc...Quand on commence à se faire saluer dans la rue parce que les gens vous voient passer plusieurs fois dans la
journée sur plusieurs jours et vous reconnaissent, c'est là qu'une transformation s'amorce. De touriste à quasiment ''résidente temporaire'' j'ai envie de dire !!
Nazca c'est quand même pas grand il faut le dire, une rue touristique principale, super propre (trop), des restaus de touristes à gogo, rue pavée où même sur le trottoir il y a des figures qu'on
retrouve sur le site archéologique.
Puis une autre rue parallèle à celle-ci, plus aux couleurs '' locales'' disons, où c'est un peu plus le bazar, certes, mais qui a beaucoup plus de charme! Une vraie fourmilière! Tous les
nazqueniens sont là faisant leurs emplettes! Je me suis donc un peu plus plongée dans la vie ''Nazquénienne'' si je puis dire, en allant faire un tour au marché. Je crois vous l'avoir déjà dit,
mais le marché c'est mon endroit préféré dans une ville, qui plus est à l'étranger ça prend toute une autre dimension! Plein de fruits et légumes qu'on ne connait pas, des odeurs, des couleurs,
un vrai ravissement pour tous les sens!!!!
Pour la discrétion on repassera, car comme je vous l'ai déjà dit aussi, je dépasse tout le monde d'une tête voire de deux ici et je fais peut-être deux fois leur poids ! Donc rentrer dans un
marché couleurs locales forcément m'a valu quelques regards plein d'interrogation!
Le faciesse péruvien...Cheveux noirs, teint buriné, yeux bridés ou en amande, nez pointu un peu tombant pour les plus ''andins'', yeux noirs. Je commence à voir de plus en plus de gens, surtout
personnes plus agées, en costumes traditionnels, chapeau melon noir pour ceux qui viennent de l'altiplano ou chapeaux de paille, de longs cheveux noirs tressés pour les femmes, un châle et
robe de couleurs vives. C'est un régal pour les yeux tout ce festival de couleurs!
Ce soir, pas beaucoup de monde dans les deux rues pricipales. je me demande ce qu'il se passe. je pose donc la question à une dame s'il y a quelque chose de spécial qui se prépare en ville. Un concert sur la place centrale. Évidemment, on est en pays latin! Donc je vais faire un tour sur la place bondée de monde. Un groupe de musique latine live, des gens qui dansent, la chaleur et le pisco qui coule à flot. Bienvenue au Pérou!
Le lendemain, je souhaite dire au revoir aux lignes et au désert. je prends donc un colectivo et demande au chauffeur de me laisser au ''mirador naturel'', un genre de colline
d'où l'on voit très bien les lignes . Lignes qui font 4 ou 5 kilomètres et qui indiquent la direction de certains sites, temples et comme je vous l'ai dit précédemment le point d'horizon où se
couche le soleil le jour du solstice d'hiver. Incroyable.
Le colectivo me laisse dans le désert le long de la route panaméricaine.
Oui dit comme ça , j'avoue que ça fait un peu mission suicide!! MAIS! J'avais fait le plein d'eau, bien évidemment.Et pour revenir, comme c'est une route très fréquentée, il me suffisait juste
d'attendre qu'un colectivo repasse dans l'autre sens pour repartir sur Nazca.
Le désert et moi... c'est une vraie histoire d'amour maintenant! J'étais seule sur la coline regardant toutes ses lignes partir dans plein de directions différentes se perdant à l'horizon, je
voyais aussi tous ces petits tourbillons de poussières qui se formaient sur le désert.
Un vrai moment de solitude et de silence privilégiés.
Certes ce n'est peut-être pas la meilleure saison pour visiter le Pérou car c'est la saison des pluies ( quoiqu'à date je n'ai eu que du beau temps), mais ce qu'il y a de bon là-dedans c'est
qu'il y a apparemment beaucoup moins de touristes, donc des petits moments privilégiés comme j'ai vécu sur la coline , c'était d'autant plus apprécié!! c'est la basse saison et les pensions sont
à moitié prix et il y a toujours de la place. C'est parfait comme ça!!
Environ deux kilomètres plus loin, j'aperçois le mirador métallique sur lequel on peut monter pour voir les figures des mains et de l'arbre. Je décide donc de longer à pieds la route
panaméricaine jusqu'au prochain mirador. Après les avoir vu de l'avion, les voir de près donne une autre perspective au travail de titan que c'était de former ces figures. Les lignes et les
courbes sont d'une précision hallucinante.
J'aperçois du mirador un colectivo qui va en direction de Nazca, je l'arrête et retourne sur Nazca pour récupérer mon sac et partir vers la station d'autobus direction Arequipa accompagnée
d'Andrea un italien sympa de Firenze ( Florence) rencontré à la pension où je logeais à Nazca. Italien qui parle espagnol avec un accent argentin et moi, avec mon espagnol
Mexicano-andaloux...C'est une drôle d'expérience linguistique!
Je prends donc le bus de nuit direction Arequipa. 9 heures de bus . Bus qui n'a franchement rien à envier aux bus nord-américains ou européens. Ils distribuent à manger, couvertures, oreillers, et il y a même un ordinateur dans une petite cabine pour consulter ses mails car le bus est pourvu d'une connexion Wi-fi !! Le grand paradoxe!!
Quant à la sécurité ils ne prennent pas ça à la légère non plus!! Avant de monter dans le bus, un garde de sécurité nous tire le portrait à l'aide d'une caméra. Les bagages en cabine sont
fouillés, contrôle de passeports, ceintures de sécurité à bord et GPS donnant notre position en cas d'arrêt imprévu!!! Car il est déjà arrivé apparemment que sur certaines lignes il y ait des
détournements, des vols etc...Ce qui à mon avis n'est pas près d'arriver avec cette compagnie car le trajet est direct jusqu'à destination. Pour les autres compagnies, ce sont un peu comme des
colectivos. Ils s'arrêtent quand quelqu'un au bord de la route leur fait signe de s'arrêter pour embarquer. C'est à ce moment là que c'est du pile ou face, car ils peuvent embarquer des gens
quelque peu ''mal attentionnés''.
J'ai peu dormi dans le bus. Mais j'ai ouvert les yeux quand le soleil s'est levé. Ce dernier s'est levé sur la pampa en arrière des volcans entourant Arequipa.
L'arrivée à Arequipa était des plus magiques là aussi! Nous avons traversé un genre de canyon de pierres rosés au creux duquel on pouvait apercevoir des champs verdoyants! Beau contraste!!
Un peu plus tard, nous arrivons à Arequipa. un seul mot m'est venu à l'esprit: WOW! Voilà que pour la première fois de ma vie je vois un volcan ÉNORME dominant toute la ville! Si énorme qu'on
dirait qu'il supporte le ciel. Ce volcan au cône parfait c'est le Misti. Un volcan toujours en activité, qui fait un peu moins de 6000 mètres d'altitude. Mais il n'y a pas que lui. En effet,
Arequipa est entourée de deux autres volcans, Le chachani et le Pichu-pichu. A leurs sommets, de la neige éternelle. En somme, UNE VRAIE CARTE POSTALE!! Je me sens toute petite, et remplie
d'humilité devant ce spectacle.
Je dis au revoir à mon ami italien qui lui va de son côté et moi du miens tous deux ayant différents projets, on se retrouvera peut-être sur le chemin. Je dis au revoir aussi à une famille de
français, grands-parents, parents et enfants voyageant ensemble plusieurs mois en Amérique du sud avec leurs sacs à dos! J'adore! Si j'avais des enfants je pense que je ferais la même chose!
Aller hop!! À l'école de la vie!!! Un des enfants s'appellent Esteban. Tout de suite, j'ai fait le lien avec le héros des mystérieuses cités d'or. En effet, les parents ayant la trentaine, ils
vivaient eux aussi , à leur façon, comme moi, un trip ''cités d'or''! Dingue ce que ce dessin animé a pu marquer toute une génération!!
N'ayant pas beaucoup dormi, je cherche une auberge pour poser mon sac et finir ma nuit ! Puis je pars déambuler dans les rues d'Arequipa.
Arequipa... Une ville de 750 000 habitants, perchée à environ 2500 mètres d'altitude. On la surnomme ''la ville blanche'' à cause de la pierre volcanique blanche qu'ils ont utilisé pour
construire églises et monuments.
Je décide de visiter le superbe et coloré monastère de Santa Catalina. Une cité dans la cité! Voyez par vous-même:
Vers 6H30 pm, j'avais rendez-vous avec Aroly, ma couchsurfeuse péruvienne d'Arequipa qui va m'héberger pour le reste de mon séjour à Arequipa. Cela fait plusieurs semaines que l'on se parle sur
msn et le courant est bien passé. elle m'aperçoit et me prend direct dans ses bras. Aroly est une fille pétillante, chaleureuse avec un gros coeur sur la main. Tout de suite, on s'entend très
bien et on a de gros sujets de conversation. Enfin, je peux poser plein de questions sur sa ville, sur le Pérou, la culture en général, musique, poésie, littérature, cinéma et j'en passe. elle
m'emmène manger dans un restau qui fait cuire du poulet à la braise. MIAM. je suis la seule touriste dans tout le restaurant. J'adore. Je me sens vraiment mais alors VRAIMENT privilégiée et
choyée par la vie de faire autant de jolies rencontres sur mon chemin!
Arequipa, mercredi 9 février 2010
Je pars marcher vers le mirador de Hyanawara et de Carmen alto pour apprécier davantage la vue sur les volcans. Oui j'ai une volcanite aigüe! ca m'impressionne vraiment!
Puis je vais évidemment faire un tour au marché. Celui-ci s'appelle le marché San camilo, un énorme musée sur deux étages, me faisant penser un peu au marché de la libertad à Guadalajara au
Mexique.
Là se vendent toutes sortes de denrées. Comme fruits et légumes qui pour moi sont exotiques, des feuilles de bananier pour faire cuir à l'étouffée divers mets, aloe Vera, ( Petit truc de
backpacker: Quand le soleil vous a trop brûlé, casser une branche d'aloe Vera et la frotter sur la brûlure pour soulager douleur, ça marche!!!). Se vend aussi, viande de lama, d'alpaga, boeuf
,poulet, porc etc ( Tiens d'ailleurs hier j'ai mangé un steak d'alpaga! très bon! Ca ressemble un peu au mouton mais avec un peu plus de caractère!), des oeufs, du fromage au lait de vache, du
poisson, tout ça sans système de réfrigération... à l'air libre. Je sais pas si c'est moi qui deviens blasée ou si je commence à m'habituer, mais personnellement ça ne me choque plus
spécialement. Est-ce que l'on s'habitue à tout ?!
J'ai vu aussi accrochés à un stand, des foetus de Lama séchés dans des échoppes vendant feuilles de coca ( remède andin pour soigner divers maux dont le mal des montagnes), ainsi que des herbes pour diverses infusions thérapeutiques. En ce qui concerne les foetus de lama, ce que j'en sais, c'est qu'avant de bâtir une maison, certains péruviens enterrent un de ces foetus sur le terrain avant de construire la maison pour porter bonheur et bonne fortune au futur foyer. Coutume inca!
Plus tard, je retrouve Aroly qui m'emmène chez elle, c'est une maison bleue...adossée à la colline... ;-) sur les hauteurs d'Arequipa.
c'est l'anniversaire d'une de ses soeurs. Nous sommes 6 autour de la table, à rigoler et parler de nos différences culturelles. Ils n'ont pas trop aimé le passage sur le foie gras et les
escargots qui se mangent en France !!! Et je peux vous dire par ailleurs, que les français ont vraiment la même mauvaise réputation et ce, jusqu'en amérique du sud...On a les grands classiques
niveaux préjugés : ''On vit encore au moyen age, l'eau coute trop cher pour qu'on daigne se laver et on est prétentieux''... Par contre, apparemment nous sommes les plus romantiques!! On peut pas
tout avoir!!!
;-)...Joke!
Une des soeurs d'Aroly est sociologue, donc j'ai pu poser des tonnes de questions sur la culture péruvienne et elle sur la culture française et québécoise. Une amie d'Aroly qui était là ce soir
également veut m'emmener voir son oncle qui élève des cochons d'inde quand je reviendrai du canyon de Colca dans deux jours. Car oui ici le cochon d'inde se mange, c'est très nutritif et ça
se reproduit vite! Idéal!
Demain, je pars de bonne heure pour visiter la région du canyon del Colca. Au programme: Petits villages paumés dans les Andes à plus de 3500 mètres d'altitude, vol majestueux de condors, et
alpagas. Je ne pars pas avec une agence mais par moi-même. À mon rythme et avec mon budget ! Prendre les colectivos et choisir mon auberge sera surement moins couteux qui plus est.
Le 10 février 2010.
Chivay, Région du Colca.
Je prends un bus qui m'emmène à trois heures et demi au nord d'arequipa.
Les paysages sont époustouflants! Tout d'abord on passe à côté des volcans, Chachani et Misti, puis on les contourne en montant par des cols de pierre rosée bordés de cactus pour arriver dans la pampa andine verdoyante à 4000 mètres d'altitude où alpagas et vigognes paissent tranquillement.
Nous faisons route à travers d'énormes montagnes, des volcans aux sommets enneigés, dans un petit bus local qui passe de la musique typique péruvienne à fond les ballons. L'air est frais, il fait
beau. Je suis émue! Je ne peux pas me sentir mieux !!...Tous ces paysages je les rêve depuis si longtemps et me voilà roulant tantôt sur des routes goudronnées tantôt des pistes de terre à voir
défiler sous mes yeux des paysages qui sont beaux, bien au-delà de tout ce que j'ai pu imaginer dans mes rêves d'enfant...! Rien que de l'écrire et d'y repenser j'en ai encore les yeux plein
d'eau!!! À peine à fleurs de peau la fille quand elle voyage !!! Que d'émotions!!!
Je me promène dans Chivay et c'est avec joie que je salue tout le monde sur mon passage et qu'on me salue en retour.
Là, les gens , adultes et enfants confondus sont encore plus chaleureux et ouverts, mais leurs chiens c'est autre chose. En effet, voulant prendre de plus belles photos des volcans
alentours, je pensais trouver un petit sentier de campagne, mais en fait je suis arrivée dans la priopriété de quelqu'un, propriété qui était gardée par 5 cerbères du style bergers allemands
croisés, ils se sont mis à courir vers moi à vive allure aboyant, grognant...Pas gentils-gentils en tout cas!!! Je peux vous dire que j'étais pas super rassurée pour le coup! Une petite poussée
d'adrénaline! Je suis restée calme, mettant mon sac devant moi pour me protéger de leurs coups de crocs! Tout en reculant et m'éloignant de leur terrain. Fiou!!! En tout cas , on peut dire que
c'est bien plus efficace comme système de sécurité qu'une alarme!!
Les habitants du village de Chivay (4500 habitants) sont habillés pour la plupart, surtout les femmes du costume traditionnel de la région. Un chapeau multicolore, longue robe de couleur. Les
hommes portent un chapeau du style cowboy plus large. Les femmes portent de lourdes charges ainsi que leurs bébés dans leurs châle-couvertures multicolores au nom quechua imprononçable : en
phonétique ça donne ''Lyiglia''.
Le mois de février apparemment c'est le mois des fêtes où les gens se lancent de l'eau et des petits sacs de poudre de toutes les couleurs. J'ai pu en esquiver quelques unes mais il m'est arrivé
de traverser en pleine bataille !!! Il n'est pas rare de marcher dans la rue et de se faire arroser donc !! Ca surprend un peu surtout quand on n'est pas au courant, mais c'est amusant!
Ah! Pour ce qui est de l'altitude, je ne ressens aucun effet secondaire lié au mal des montages qu'on appelle ici '' le sorroche'' Pourtant 3800-4000 mètres d'altitude c'est pas rien et je pense
n'être jamais montée aussi haut de ma vie.
Certes le souffle est un peu plus court, et on se sent légèrement grisé un peu comme quand on boit deux-trois verres de bière. Je suis contente, c'est donc officiel, je ne souffre pas du mal des
montagnes! CHECK!
Arequipa le 11 février 2010.
De retour à Arequipa après une grosse journée. Levée à 6H du matin pour prendre un colectivo qui se rend à la cruz del condor ( Croix du condor) pour observer le vol majestueux de ces fameux
oiseaux. Oiseaux qui se laissent porter par les courants ascendants du haut du Canyon del Colca. Canyon qui fait plus d'un kilomètre de dénivelé! Le plus haut canyon du monde a priori. Je peux
vous dire que rouler en colectivo , à vive allure sur une piste frôlant des précipices, c'est tout une aventure en soi! Je n'ai jamais vraiment aimé ça...Pour le coup, il vaut mieux faire
confiance et ne pas trop réfléchir à un scénario catastrophe!
Entre Chivay et la cruz del condor, de magnifiques paysages. Me voilà au coeur des Andes. Les fameuses cultures en terrasse, des montagnes recouvertes d'herbe d'un vert tendre , des roches
imposantes , sur lesquelles on peut apercevoir des vieux sentiers montant en zig zag à flan de montagne et qui sont là depuis la civilisation inca. Nous croisons des troupeaux d'alpagas qui
arrêtent des fois notre colectivo le temps de traverser ''la route'', nous traversons aussi de petites rivières qui coulent sur les routes et vont se jeter dans le canyon.
Le colectivo est plein à craquer. Hommes et femmes en costume traditionnel travaillant dans les champs prennent ce moyen de transport.
Imaginez la scène dans le colectivo, moi étant assise à côté d'une vieille madame en costume traditionnel, aux traits incas, ses yeux ridés marquant des années d'expérience en haute
altitude, une vie dans la nature, au grand air vivifiant des Andes à élever ses bêtes, bêtes qui représentent tout pour elle ( bêtes qui apportent aux habitants de la région nourriture, laine
pour leurs habits, ou qui sont vendues à d'autres fermiers etc afin d'acheter des choses utiles pour la vie dans les montagnes), dans le colectivo donc beaucoup de locaux avec tout leur stock
dans leurs châles qu'ils portent sur leur dos, 3 touristes dont moi qui font un peu tâche dans le décors, avec musique péruvienne à fond dans les oreilles. Pour ma part, j'avais la musique des
cités d'or pour fond sonore. Histoire de faire un vrai pélerinnage! En tout cas, pour moi qui cherche de l'authenticité, pour le coup je suis vraiment servie!!!
Arrivée à Cruz del condor, avec mon gros sac de rando, je descends un sentier pour éviter la cohue de touristes observant l'horizon afin d'apercevoir ''les majestueux charognards''. Je suis à
4000 mètres, le souffle court se fait davantage sentir. A peine arrivée, que je vois sortir de la falaise en contrebas du sentier un condor! Je suis chanceuse.
Et quelle joie!!! je reste deux heures et demi en tout et j'en aperçois deux autres. Il faut savoir être patient dans des endroits pareils.
Plus tard donc, je reprends un colectivo en sens inverse avec deux péruviens rencontrés un peu plus tôt avec qui j'ai sympathisé. L'un d'eux me dit qu'il pratique des autopsies et qu'il n'est pas
rare qu'il autopsie des touristes qui sont tombés du ravin, dans le canyon ! Ma gorge se serre un peu et j'en ai des frissons rien que d'imaginer la chute fatale! ( Sympa la conversation!!!).
Retour à Arequipa en fin de journée. Derrière le café où j'attends Aroly, des feux d'artifice, mais disons un peu en freestyle, des gros feux d'artifice qui plus est mais dont les projectiles
arrivaient directement dans la rue sur les passants et les voitures!!!! Pas le même sens de la sécurité ici!!! On regardait ça avec des petites vieilles arequipeniennes complètement en panique,
mais personne de blesser! Fiou!!
Aroly me rejoint et nous discutons toute la soirée de la vie dans la région du Colca d'où sa grand-mère et sa mère sont originaires et où elles vivent toujours d'ailleurs élevant des alpagas et
autres bêtes. Un mode de vie très '' fonctionnel'' et simple. Une certaine routine, se lever tôt, travailler dans les champs ou conduire ses bêtes sur les verts patûrages ou les deux en même
temps, faire à manger dormir et ainsi de suite. en plus de toutes les tâches de la vie quotidienne...Élever ses enfants, s'occuper de la maison en famille... Il n'est pas rare d'ailleurs que les
enfants tiennent les pensions dans certains villages pour accueuillir les gens de passage pendant que les parents s'occupent des bêtes en dehors du village.
Arequipa, vendredi 12 février 2010
Je me lève tôt car Yuri ( qui est un véritable sourire sur pattes) m'avait proposé d'aller voir l'élevage de cochons d'inde de son oncle, nous marchons donc jusqu'à chez son oncle qui nous ouvre
la porte avec un large sourire, tout fier de me montrer son élevage. Et quel élevage!!! 200 cochons d'inde!!! Qu'on appelle CUY ici. Mets très typique et apprécié par les péruviens, cuy que l'on
mangeait déjà du temps des incas. Ici c'est un mets qu'on ne mange pas tous les jours, on tue un cuy pour une occasion spéciale. Ils sont très étonnés de savoir que chez nous, le cochon d'inde
n'est qu'un animal domestique.
Ceux que j'ai vu dans son élevage sont énormes!! Certains pèsent plus de trois kilos!!! Il y en a 4 sortes différentes, des poils longs, poils frisés, poils raides ( le plus commun) et poil '' en
vrac'' on va dire... Ca n'arrête pas de se reproduire, c'est une bonne source de nutrition et de revenus, et il y a même des concours de Cuy comme pour les chiens ou les chats!
L'oncle et la tante de Yuri m'ont invité à venir manger un cuy quand si je reviens sur Arequipa à la fin de mon séjour, genre grosse bouffe familiale. Bien sûr que je ne manquerai ça pour rien au
monde. C'est un rendez-vous!
Nous avons marché toute la journée avec Yuri parcourant anciens quartiers et centre historique d'Arequipa, avant de retrouver Aroly à la sortie de son travail.
Toute la journée non-stop nous avons parlé avec Yuri de la culture inca, des croyances qui persistaient encore aujourd'hui. J'ai la tête pleine d'infos !!!!
je vais vous laisser maintenant, je crois que je viens d'exploser mon record de l'article le plus long sur mon blog...bravo aux plus patients d'être arrivés jusqu'ici!!!
Que voulez-vous...Quand vous vous sentez bien dans un endroit merveilleux...L'inspiration vient toute seule!!!
Demain direction le lac Titicaca!
Je vous embrasse fort!
Émilie :-)
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