Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /Mars /2010 21:14
Coroico, dimanche 28 février 2010

Partie de l'effervescente La Paz ce matin. Oh...J'ai oublié de vous mentionner notre soirée Lise et moi (et non des moindres) dans une pena ( prononcer Penia) sur la jolie Calle Jaen où nous avons assisté à un spectacle de musique traditionnelle . Des danseurs et danseuses en habits traditionnels, un groupe de femmes chantant à plusieurs voix et jouant de la musique andine ( guitare, charango, flûtes de pan, et octopad !!). Nous avons assisté aussi à une performance d'un certain pépé Murillo, un monsieur d'un certain âge, joueur de Charango, habillé comme un personnage de la croisière s'amuse , costume blanc avec noeud papillon noir, et coiffure ''banane gominée''...qui plus est le tombeur de ses dames! Un genre de crooner version bolivienne jouant du charango !!! Les sud-américains ont définitivement un sens inné du kitch. ON AIME!!!!
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Mes deux derniers jours à La Paz ont été un peu off pour cause...De troubles digestifs... Il était temps pour moi de changer d'air aussi, j'ai bien aimé mon séjour à La Paz, mais j'avais hâte de changer un peu de paysages et de température.

Pour ceux qui me suivent assidument sur ce blog, vous vous rappelez au dernier billet je vous avais parlé de deux choix qui s'offraient à moi pour partir vers le bassin amazonien.
 Les vols ont été annulé pour Rurrenabaque pour cause de pluie diluvienne ce week-end dans la région amazonienne ces derniers jours. Soit'...c'est pas ça qui va m'arrêter !! Je décide donc de partir de La Paz malgré le temps et mon tube digestif qui me jouent des tours ce matin pour Coroico dans la région des yungas à 100 kms au nord de La Paz...Têtue un jour, têtue toujours. ''Yungas'' pour information, est le nom qu'on donne aux plantations de coca ici.

J'attrappe donc un minibus, entendez par là une camionnette de locaux avec des ''cholitas'' ( femmes quechua et aymara avec le chapeau melon et habits traditionnels). La route grimpe jusqu'à la Cumbre, une crête de la cordillère à 4800 mètres où j'ai pu observer des plaques de neige sur le bas côté de la route. Nous roulons littéralement parmi les nuages, sur les versants abrupts et verdoyants de la cordillère. Peu de visibilité , ce qui n'était pas pour me rassurer. Je me fais copilote du chauffeur en lui nettoyant la buée sur le pare-brise. Ce qu'il apprécie et moi, ce qui me rassure.

J'emprunte donc non pas la route de la mort ( pour le moment) mais la nouvelle route plus sécuritaire ouverte depuis peu. Changement total de décors. C'est en fait tout à fait comme ça que je m'imaginais les andes. De majestueuses montagnes verdoyantes tapissées de jungle, des chemins boueux que nous traversons avec notre camionnette qui patine mais qui s'en sort sans qu'on descende pour pousser. Nous roulons tantôt sur une route goudronnée, tantôt sur de la piste et des restes d'éboulements. Le long de la route, des tunnels, des cascades, des ruisseaux que nous traversons également. Mon coeur d'aventurière se sent chez lui et bat fort. Ces paysages je les ai tellement rêvé depuis petite, et aujourd'hui j'y suis. C'est que du bonheur! Je débarque à Coroico 3 heures après avoir quitté La Paz. Ca m'a paru très rapide. Je n'ai pas perdu une miette du trajet !!! J'en ai pris plein les yeux!!!

 Coroico est un petit village à environ 1700 mètres d'altitude de 4500 habitants perché sur une de ces fameuses collines vertes émeraude. Première chose à faire...Me renseigner pour repartir de Coroico direction Rurrenabaque dans deux jours, (qui est à 15 heures de bus de Coroico!!! Je suis très motivée comme vous l'avez compris!!). Puis je me dirige vers l'hotel que j'ai repéré dans mon guide chargée comme une mule de mon sac de rando et mon petit sac d'excursions. Évidemment tout est en pente et mon hotel est tout en haut. Étant malade, j'ai décidé de me prendre quelque chose d'un peu mieux qu'un dortoir pour me reposer et être au silence donc à l'écart du village. Suer un peu ne peut pas me faire de mal, je commence à grimper. Je me sens l'âme d'une sherpa!

 Je grimpe, je grimpe...Et évidemment me trompe de chemin... J'arrive tout d'abord dans un camp militaire où un gardien (qui n'est pas vraiment zélé) m'indique donc un sentier pour me rendre à mon hotel. Sentier qui me parait vraiment des plus insolites pour un sentier menant à un hotel !? En effet, il m'a dirigé vers...le cimetière...Voyant mon air interrogatif il m'assure que c'est le bon chemin. Je pensais alors longer le cimetière mais pas du tout...Je m'en suis vraiment rendue compte quand en plein sur le sentier j'ai du enjamber...une tombe...!! Mais comme c'est l'Amérique du sud et que plus rien ne m'étonne vu qu'ici tout est ''un joyeux bordel'' et que tout n'est pas forcément à la place où on l'attend, je continue d'avancer sur le même sentier mais ça devient de plus en plus...''Junglesque''...Une machette commençait à être de mise! Là c'est officiel, le militaire m'a indiqué le mauvais chemin.
 J'arrive dans une petite cours où une vieille femme lave son linge dans un genre de lavoir en pierre. Je lui explique ce que je cherche...Elle me dit gentiment, étonnée de me voir là que je me suis trompée de sentier et que je dois rebrousser chemin ( Sans blague! ). Je rebrousse chemin, je croise une jeune cholita qui me dit de monter par un autre sentier ( je peux vous dire aussi que j'étais bien contente de ne plus être à 4000 mètres, parce que ça aurait corsé un peu plus ma petite rando improvisée, le manque d'oxygène n'aidant pas à trotter joyeusement avec mes petits poumons d'occidentale pas du tout sportive!!! (D'ailleurs, pour le coup, je vais revenir en pleine forme au Québec ça c'est une évidence!!!)...
Je trouve enfin mon hotel...Mais respirant comme un dark vador asthmatique comme si j'avais couru un 400 mètres...La sherpa du pauvre!

Très peu de touristes...La tranquilité absolue. Même une piscine en terrasse qui donne sur les montagnes verdoyantes alentours. Dans la cours, des bambous, des bananiers...Une douce brise et le chant des insectes locaux que je ne peux identifier. Ma chambre ( qui est soit disant un dortoir mais qui a deux lits simples!) a une vue splendide sur les montagnes dont les sommets sont lentement caressés par des nuages. Je vois une rivière marron qui dévale en face au creux la vallée, et des condors qui tournoient majestueusement à environ 50 mètres de ma fenêtre...Idyllique!
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Je fais la connaissance de Ludivine et d'Alexandre un couple de français trentenaire partis pour quelques mois également. Eux aussi se rendent à Rurrenabaque en bus. Nous décidons donc d'aller à Rurrenabaque ensemble demain et de vivre la galère des 15 heures de bus sur la route de la mort.

Je croise par hasard sur la place centrale de coroico Lise qui arrive de trois jours de trekk partant de la cumbre à Coroico. Nous nous retrouvons le soir pour notre possible dernière soirée ensemble durant notre périple! En effet, elle descend vers le sud avant de continuer vers le Brésil et rentrer en France via Rio de Janeiro et moi vers Rurrenabaque, au nord.

Rurrenabaque, mardi 2 mars 2010.

A Coroico, réveillée par des démangeaisons terribles aux jambes. Des plaques rouges. Réaction allergique aux piqûres d'insectes. Insectes qui ici ne te piquent pas, mais t'empalent ( Comme dirait l'humoriste français Patrick Timsit), te vampirisent goulument et font limite un bruit d'hydravion quand ils te passent à côté pour les plus gros!!!
Et pour le coup en fait ce ne sont pas seulement des moustiques mais des petites mouches qui vous sucent le sang jusqu'à se faire éclater des fois !!!Bien fait!!! C'est ce qu'on appelle ''avoir les yeux plus gros que le ventre''!! Je ne suis qu'aux portes de la jungle, ça promet pour la suite, sous quelle forme vais-je revenir à cause de cet escadron de voraces !!!???

Départ ce matin Pour Rurre'. ( À pronconcer Rouré tout ça en roulant les R! Bon courage!) Je quitte mon hotel paradisiaque et mes chers condors, je laisse ma clé à la gérante de l'hotel qui porte un perroquet vert sur son épaule ( qui ressemble étrangement à Picchu, le perroquet savant de Tao dans les cités d'or!!!), perroquet très calin se frottant sur la joue de la gérante comme un chat se frotterait à la jambre de son maitre...

Je descends de l'hotel donc avec mon chargement de pseudo sherpa, non pas par le cimetière cette fois-ci et 30 minutes plus tard, mais par le vrai sentier qui me mène en 5 minutes au centre ville ( Moi quand je me perds, je me perds hein!!!) ...

Je retrouve Ludivine et Alexandre sur la place du village. Nous attendons qu'un minibus vienne nous récupérer pour aller à Yolosita d'abord , un genre de carrefour où les bus pour La Paz et Rurre passent récupérer des passagers. Nous avons peur d'avoir un combi pour bus. Une chose est sûre ça sera un bus de locaux, tape-cul, sans toilettes, sans clim, bref aucun confort...Mais bon, au moins on pourra dire : ''Faire la route de la mort dans un bus pourri...Check!''... Comme on est ''des vrais'' on décide de foncer quand même!!! Et nous voilà embarqués pour 15 heures de bus dans CE BUS:

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Nous empruntons donc une piste de terre et de cailloux pas très large qui descend le long des hautes et verdoyantes collines des Yungas. Pour une fille qui voulait éviter de rouler sur une route étroite au bord de précipices vertigineux...C'est raté!!
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Quand nous croisons un autre véhicule notre chauffeur s'arrête au bord du ravin au maximum pour le laisser passer...Je retiens mon souffle et je fais confiance, j'ai une très bonne étoile et puis à quoi servent les voyages si ce n'est pour repousser ses peurs et ses limites? C'est ça la vie!!! Le chauffeur conduit bien. Ca devrait bien aller... La route est superbe!!!...

Entre le livre de la jungle et ce qu'on peut imaginer d'un film de Tarzan. De la jungle à perte de vue recouvrant les montagnes d'un vert émeraude éclatant sous les derniers rayons du soleil.

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 De la route, nous entendons le doux chant de divers insectes, des lianes pendent de grands arbres centenaires le long de la route. La nuit tombe , aucune pollution visuelle de villes alentours. Les espaces entre les quelques nuages présents dans le ciel laissent percevoir un ciel étoilé et la voie lactée comme j'avais pu observer dans le désert au Maroc. Je peux voir pour la première fois de ma vie des lucioles ainsi que plusieurs animaux sauvages au bord de la route. Magique!
La lune se lève et donne une lumière douce et bleuté dessinant le contour des arbres à l'horizon.

 Nous nous arrêtons pour manger. D'énormes insectes sur la terasse des restaurants comme par exemple un insecte d'environ 5 cms qu'on aurait pu confondre avec une feuille d'arbre vert tendre. Pas de doute, je m'en vais en terre inconnue!

 Nous déposons tout au long de la route de nuit des gens  qui demandent à descendre à des endroits vraiment perdus dans la jungle. Difficile de croire qu'il y a une maison par là et que des gens vivent complètement isolés des villes.
 Le toit des maisons est fait de feuilles de palmier séchées, des hamacs sont suspendus un peu partout.

Nous arrivons à 7H30 du matin, pas vraiment frais. 15 heures de bus c'est définitivement long!...
Alex, Ludivine et moi cherchons une pension. Nous nous promenons plus tard dans la ville sous une chaleur étouffante en quête d'une excursion à faire dans la jungle ou la pampa. Pas de taxi ici mais des motards qui embarquent des gens ( sans casque bien évidemment!).
Rurrenabaque, est construite le long de la rivière Beni proche du parc national Madidi.

Nous trouvons une agence puis une autre pour comparer les prix. Nous décidons d'aller ensemble à la Pampa et dans la jungle pendant 6 jours le lendemain... On enchaîne!!

Vendredi 5 mars 2010,
Quelque part dans la pampa amazonienne.


Nous partons en jeep sur une piste boueuse pour 3 heures de route plus au nord de rurre'.
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Nous sommes 7 personnes. Un petit groupe de téméraires près à braver toute la faune et les possibles pluies tropicales.

Nous embarquons ensuite sur une petite barque à moteur après avoir rencontré Juan-Carlo notre guide durant nos 3 jours de pampa.
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Durant nos 2 heures et demi de barque, nous avons pu observer oiseaux du paradis, cigognes, rapaces, charognards cousins du condor, singes capucins, singes hurleurs et dauphins roses!!!
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Nous arrivons au campement, il fait beau , très chaud, étouffant. Le campement est fait de petites cabanes en bois avec moustiquaires , sur pilotis qui communiquent par de petits pontons de bois d' 1m50 de haut. Des hamacs, un réfectoire, des douches froides basiques.
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 Et les animaux du campement, Pedro et Sara, les alligators qui restent sur la berge à 3 mètres du réfectoire.


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Impressionnant de pouvoir les voir d'aussi près dans leur habitat naturel. Les aligators sont des animaux territoriaux et solitaires. Chacun sa berge! Ils se rejoignent seulement pour s'accoupler. Ils peuvent vivre en moyenne jusqu'à 60 ans et n'ont qu'une portée par an. Plus ils vieillissent, plus ils grossisent donc plus ils peuvent avoir de bébés. ( entre 20 à 30 oeufs en moyenne).

Nous reprenons la lancha ( barque à moteur) pour nous rendre dans un genre de maison montée sur pilotis un peu plus loin sur la rivière pour admirer le coucher de soleil sur la pampa avec les dauphins roses qui montrent le bout de leur nez.
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Le soir après avoir mangé tous ensemble dans le réfectoire, Juan-Carlo notre guide, un autochtone du coin qui connaît la jungle et la pampa comme sa poche nous offre à Ludivine, alex et moi de mastiquer de la coca , coca qu'ils mastiquent à chaque fin de repas et quand ils ne se sentent pas trop en forme, la feuille de coca a apparemment des vertues thérapeutiques pour beaucoup de choses, renforcer le système immunitaire, troubles digestifs, fatigue etc...Il nous offre de boire également de la cachasa un genre d'eau de vie de canne à sucre ( vu mes troubles digestifs ces derniers temps, ça tuera sûrement les vilaines bactéries dans mon organisme...La vieille excuse!!). Nous mastiquons donc les feuilles de coca mélangées à du bicarbonate de soude pour faire sortir les principes actifs de la coca, ce qui nous anesthésie le côté de la bouche un peu comme chez le dentiste! Nous restons là assis sur un banc à écouter les histoires incroyables de Juan Carlo , sur sa vie difficile et ses histoires d'animaux sauvages. Un genre de crocodile dundee en quelques sortes!!

 Le lendemain, après avoir été réveillés par les singes hurleurs juste au-dessus de nos cabanes, nous reprenons la lancha (Barque à moteur) pour aller débusquer des anacondas! Juan Carlo nous fait accoster sur une berge boueuse. Nous commençons à marcher dans les herbes hautes, nous croisons des os de veau disséminés ci et là sur le sentier, veau qui selon Juan Carlo s'est fait dévoré par un jaguar ! ''Malheureusement'' après une heure de marche dans les herbes hautes , équipés de bottes en caoutchouc trouées marchant dans la boue et une eau noire jusqu'aux genoux, nous n'avons pu trouver d'anaconda et avons du rebrousser chemin à cause d'une pluie diluvienne. Malgré ça, je peux vous assurer que de marcher dans l'habitat des anacondas donne un petit frisson, cette grosse bestiole peut faire jusqu'à 9 mètres et mettre 3 mois pour digérer un veau! Il n'a pas de crochet venimeux comme les autres serpents mais des rangées de dents, piège sa proie avec la gueule , s'enroule autour d'elle et l'étrangle. Adorable !! Je demande à Juan de me parler de sa méthode pour les débusquer, il me dit simplement dans un sourire: ''il suffit que je marche et que je sente quelque chose bouger sous mes pieds et là je sais qu'il y a un anaconda''!!! Pour résumer, moi-même j'aurais pu marcher sur un anaconda et je peux vous dire que je ne suis pas sûre que j'aurais gardé mon sang froid !! Marcher dans une eau noire dont je ne vois pas le fond, c'est quand même un bon truc pour monter son taux d'adrénaline!!! Juan Carlo me montre sa main et ses morsures de cobra et d'anaconda...Je déglutis difficilement...Ces types n'ont absolument peur de rien!

Nous sommes rentrées en lancha sous une pluie tropicale. Comment ne pas apprécier ce moment ?! Qui n'a jamais rêvé de se laisser tremper sous une pluie tropicale en amazonie!?
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 A priori, nous ne pourrons pas non plus aller pêcher un piranha. Je me la coule douce dans le hamac en regardant les alligators et en écoutant les oiseaux tropicaux chanter. Que du bonheur !!!

René, un ancien guide vivant au campement à l'année longue nous dit que la pluie cessera sûrement à 14H et que si passé 14 heures il ne pleut plus, il ne pleuvra pas du reste de la journée. Nous sortirons néanmoins ce soir pour une petite virée nocturne et ainsi écouter et observer la faune de la pampa. La pluie se calme donc à 14H comme notre monsieur météo local nous l'a prédit. Pas besoin de matériel scientifique pour savoir le temps qu'il fait, un homme de la jungle ça sait tout sur tout!! Impressionnant!!

Nous partons pour une excursion surprise. Nous reprenons la lancha , circulant dans ce dédale marécageux. Nous pêchons le piranha! Piranha au souper!!!
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Nous allons apprécier le coucher du soleil sur la pampa une fois de plus.
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 Après souper, nous repartons et allons observer et écouter ce que la nature a à nous offrir de nuit, Juan carlo attrappe un bébé alligator, j'ai hâte qu'il le remette à l'eau , j'ai une certaine tendresse pour ces bestioles maintenant.
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 Nous nous arrêtons moteur éteint parmi les nénuphars. Noir total. Des grillons, des clapotis de grenouilles ou de poissons qui sautent, les lucioles, la voie lactée. superbe!

Samedi 6 mars 2010 Rurrenabaque.

Nous allons faire notre dernière excursion et ce coup ci pour aller nager avec les dauphins roses, l'eau est noire et j'avoue que sur ce coup-là je me suis dégonflée, après avoir pêché piranhas et avoir vu des alligators dans la même eau, même si les dauphins chassent les alligators, très peu pour moi!!!

Nous revenons au campement, faisons notre sac, repartons en lancha, le temps de se faire mordiller les pieds par les fourmis rouges sur la berge, puis jeep pendant 3 heures dans une chaleur intense .

Revenus à Rurre pour un soir avant de repartir le lendemain pour la jungle ( la selva en espagnol) , nous en profitons Alex, Ludivine et moi pour nous équiper un peu mieux. Nous allons dans des fripperies acheter des pantalons de rando à 3 euros, et haut blanc manches longues pour esquiver les moustiques qui apparemment ne voient pas le blanc. Du répulsif à moustique, de l'eau...Bref nous voilà près à vivre la jungle!!!

Mercredi 10 mars 2010. Rurrenabaque, de retour de la jungle.

OH LA LA!!! Quelle expérience j'ai vécu là!!! Mon coeur  a battu très fort ces 3 derniers jours je peux vous le dire!!! Quel bonheur d'avoir pu vivre la jungle!! Je vais essayer de vous le décrire du mieux que je peux, mais il y a eu tellement de données, je n'ai pas pu tout retenir!

 Premier jour: Nous partons du port de Rurrenabaque. Trois heures en lancha une fois de plus sur une rivière marron clair.
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 Nous naviguons difficilement à contre courant sur le rio Beni ( rio = rivière) très large à certains endroits et aussi très agité, très agité au point de former de grands tourbillons d'eau à côté desquels nous passons. J'ai pu observer un alligator et un capibara durant le trajet.

Nous empruntons un affluent du rio beni, pour naviguer cette fois-ci sur une rivière un peu plus calme, le rio Tuichi.

Tout autour, La jungle... Les animaux sauvages qui grouillent sous ces grands arbres touffus.
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 Très dépaysant. J'ai du mal à croire qu'il y a quelques jours j'étais sur l'atiplano à me geler!

Nous débarquons sur une petite plage boueuse, nous devons marcher quelques minutes avec notre équipement ainsi que des cartons de denrées pour les prochains jours jusqu'au campement au coeur de la jungle .Nous pénétrons dans la jungle donc. Ayant plu pas mal ces derniers jours apparemment, le sentier prend des allures de mare à certains endroits. Le guide avec sa machette nous cherche un autre chemin pour qu'on ne se mouille pas les pieds, aucun passage, pas le choix, nous devons nous déchausser et marcher pieds nus dans cette eau boueuse dont on ne voit pas le fond non plus!!!...Nous continuons le chemin pieds nus dans la jungle, le guide marche devant nous avec sa machette et nous, nous dégoulinons parce que la température est tropicale, chaude et très humide...

Arrivée au campement. Une cuisinière et 5 guides vivent ici à l'année longue.
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 Quelques cabanes avec moustiquaires, une cuisine rudimentaire, pas d'électricité, de grands arbres centenaires, des lianes, beaucoup de moustiques, des papillons multicolores, plusieurs mètres de fourmis rouges marchant en file indienne trainant des morceaux de feuilles ou autres miettes sur leur dos se rendant d'un trou de fourmilière à un autre. Dans les arbres, des oiseaux tropicaux, des nids de termites d'environ 50 cms de diamètre. Un son permanent de cigales, de chant d'oiseaux, de cris de Aras ( les grands perroquets multicolores),branches de palmiers, fruits tombant au sol, des fougères qui bougent d'un seul coup sûrement à cause d'un animal quelconque qu'on ne voit pas mais qui lui nous voit . Délicieusement effrayant!!

 Nous rencontrons notre guide José-Luis. Un drôle de phénomène et qui plus est le vrai cliché d' un homme ayant vécu dans la jungle toute sa vie. Pantalon treillis, bottes, machette, barbe de trois jours, pas coiffé, chemise dégueulasse, un homme qui sent la jungle : un vrai !!!! Un genre d'indiana Jones version bolivienne !! Je sens qu'il va m'apprendre un tas de trucs!!!

Nous partons faire notre première randonnée dans la jungle. Nous nous amusons à nous suspendre et à nous balancer à des lianes accrochées à de grands arbres de plus de 70 mètres de haut.
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Le thème de nos diverses excursions sera sans aucun doute: ''comment survivre dans la jungle''. comment se soigner, se nourir, boire et rester en vie malgré la vie sauvage qui grouille tout autour de nous.

 José marche devant nous donnant quelques coups de mâchettes de temps en temps pour dégager le sentier qui change de forme tous les jours. Les arbres tombant souvent à cause d'un sol trop imbibé d'eau et d'un vent fort les déracinant.

José fait quelques arrêts pour écouter les sons de la jungle et ainsi nous diriger vers les animaux. Il s'arrête aussi devant un arbre énorme, nous demande de reculer, donne un coup de machette sur l'écorce, un liquide blanc en sort. Du curare. Curare dont les indiens se servent pour mettre au bout de leurs flèches et chasser les animaux. Produit tellement toxique que si l'on s'en met un peu sur les yeux on peut perdre la vue, ou sur la peau faisant office d'acide vous rongeant la peau.

José nous montre un nid de termites et n'hésite pas à se plonger les doigts dedans pour en manger quelques unes au passage. Les termites étant une bonne source de protéïne.

 Il nous montre aussi une petite tarentule qui dort sur une feuille il la prend dans sa main. Apparemment une tarentule ça a le sommeil lourd! Mais en voir une comme ça sauvage, c'est pas super rassurant,même si on nous dit qu'elle dort!
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José s'assoie à côté d'un tronc d'arbre, prend une petite branche d'arbre la plongeant dans un petit trou en dessous d'une racine. De ce petit trou sort une tarentule noire et énorme ( environ 15 centimètres de diamètres!)
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 Il agite la petite branche devant la tannière de la Bête pour simuler un insecte. La tarentule se jette littéralement sur la branche, puis retourne dans son trou comprenant bien qu'il n'y a finalement rien à manger. La femelle reste tout le temps dans le nid le jour. Le soir elle en sort pour chasser à l'entrée de son nid. Quant au mâle, il est est mobile durant la nuit. Une tarentule ça saute nous dit José. Séquence frisson! Dire qu'on va marcher là-dedans de nuit demain!!

Un peu plus tard José s'arrête encore et commence à attaquer une liane à coups de mâchette sans rien nous dire.
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Il en découpe plusieurs tronçons et de l'eau coule abondamment du bout de la liane. En effet, il y a un type de liane qui absorbe l'eau du sol et qui est donc gorgée d'eau. Voilà comment ne pas mourir de soif dans la jungle si l'on ne trouve pas de cours d'eau dans les environs.

Un peu plus loin, nous entendons des grognements et un pas lourd sur le sol. Nous suivons le bruit et nous les apercevons.Toute une famille de cochons sauvages! Vous me direz rien de très impressionnant, mais quand une famille d'une 50aine de cochons sauvages aussi gros que des sangliers commencent à partir dans tous les sens une fois qu'ils vous ont aperçu, c'est assez intense, on dirait qu'ils vont nous charger !!!

Je dois faire une petite parenthèse sur une question fondamentale: Le transit et l'état de saleté dans lequel nous sommes ces derniers jours mes confrères voyageurs et moi-même !!! Nous sommes depuis la Pampa dans un état de saleté incroyable et sans aucun complexe ces derniers jours! Tous dans le même bateau et tous malades de la turista, de la salmonelle pour certains ou à cause de la malarone ( médicament contre la Malaria) , laissez-moi vous dire que ça donne des conversations plutôt ''pipi-caca'' entre voyageurs du genre '' Alors aujourd'hui caca mou ou caca dur? ''Combien de fois tu y es allé aujourd'hui? ''  etc etc...amis de la poésie bonsoir !!... En effet, être malade en voyage, ça peut vous mettre votre itinéraire et vos journées en l'air. Quand vous prévoyez de faire 8 heures de bus par exemple et qu'avant de quitter votre hotel vous avez une crise de tourista intense, vous devez la jouer tactique. Rester à vous reposer en attendant que ça passe pour voyager dans de meilleures conditions physiques ou bien manger tout ce qui peut vous constiper ( Carottes, chocolat noir, eau de riz, riz, bananes etc...)...Et bien sûr les fidèles immodiums !!! Par ailleurs, ici un habit est sale non pas lorsqu'il est tâché de partout mais quand il a une odeur ''supportable''. Tout est relatif comme on dit et étant donné le contexte amazonien, mieux vaut ne pas s'attendre à rester propres et à faire sa chochotte ( moumoune pour les québécois).

Le soir quand nous voulons nous doucher , n'ayant pas d'électricité, nous allons à l'autre bout du campement nous doucher avec notre lampe frontale! Là aussi c'est tout un rituel. Inspecter tous les coins et recoins de la douche sommaire où papillons de nuit aussi gros que mon poing, areignées et cafards galopent joyeusement dans la douche. Mais comme il fait beaucoup trop chaud on arrive à relativiser , à retrouver son sang froid et à prendre la douche avec quelques précautions pour ne pas se faire surprendre par un insecte.

Deuxième journée: Nous voilà repartis vers une autre direction en promenade dans la jungle. Nous grimpons sur des grands arbres à l'aide de liane, ça me rappelle mes jeux d'enfant dans le jardin de mes parents!

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 José tape avec sa machette sur divers troncs. Dont un qui abrite une grosse fourmilière. Fourmilière qui abrite des milliers de fourmies noires d'environ 2 cms avec de grosses mandibules.

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 Fourmis cousines des fourmis guerrières. En effet, celles-ci sont toxiques et peuvent avec une seule morsure vous paralyser le bras pendant 24 heures avec d'intenses douleurs. Je peux vous dire que quand vous voyez une seule fourmi se diriger vers votre pied et que votre guide vous dit ''attention!'' vous vous exécuter et vous reculer. C'est pour cela qu'il nous fait mettre notre pantalon dans nos chaussettes ou nos chaussures hautes pour éviter que des bestioles indésirables nous grimpent à l'intérieur du pantalon, que l'on panique et que ça se termine mal.

Nous trouvons au sol des traces de jaguar mais n'avons hélàs pas eu assez de chance pour en observer un. Comme on dit ici: '' nada es seguro, todo es posible'' ( ''rien n'est sûr, tout est possible'' Il faut être au bon endroit au bon moment et il n'est jamais certain de trouver le même animal à la même place.

José une fois de plus s'arrête et prend quelques feuilles d'un arbre dans sa main et commence à les écraser. Comme à l'habitude on se regarde Alex, Ludivine et moi se demandant ce qu'il est en train de faire. Il demande un peu d'eau, et sous l'effet de l'eau, les feuilles rendent un liquide pourpre, José me dit de m'approcher et commence à me faire des peintures de guerre sur le visage.
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 J'ai l'impression de faire un rituel initiatique pour savoir si je suis capable de vivre dans la jungle ou non.

Nous ramassons tout au long de la randonnée des petites noix , et baies pour faire de l'artisanat plus tard dans la journée. José nous fait goûter aussi des fruits de la jungle qui ont le goût de fruits de la passion, de mangue, etc. Il cueuille aussi un autre fruit jaune . Du cacao.
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 À l'intérieur, des petites graines à la peau sucrée. A l'intérieur de cette peau sucrée, la fameuse graine noire qui permet l'extraction et la confection de cacao comme on le connaît.

Nous rentrons au campement. Après-midi artisanat. Au programme: bagues en noix de coco et colliers. on découpe une petite noix à la scie, on enlève l'intérieur à l'aide d'un couteau, on ponce avec trois papiers sablés différents au grain de plus en plus fin puis sur la terre. Pour finir on met un peu de cendre dans sa main et on frotte pour lustrer. Résultat en image:
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Le soir venu, nous partons pour une virée nocturne dans la jungle. Je peux vous dire qu'on en mène pas large dans la jungle sachant que la plupart des animaux sont plus agressifs , sont réveillés et chassent souvent davantage la nuit. Les tarentules surtout. Je suis donc José de près, je marche où il marche. Le but du jeu c'est d'éteindre toutes nos lumières quand lui pointe quelque chose avec sa lampe histoire de ne pas avoir de pollution visuelle. Ce qui veut dire aussi que certes on voit l'animal qu'il nous montre mais plus ce qui grouille à nos pieds.
José nous demande aussi quelque fois d'éteindre tous nos lampes y compris la sienne, nous nous retrouvons dans le noir complet la lumière de la lune ne passant même pas à travers la végétation dense. Délicieusement effrayant là encore! Nous voyons grenouilles de toutes les tailles, tarentules, rongeurs.

Troisième jour: Dernier tour dans la jungle, José nous montre encore beaucoup de choses sur les arbres et les plantes médicinales, certaines écorces d'arbre peuvent s'écraser formant une pâte que l'on fait infuser pour régler des problèmes d'anémie et des troubles digestifs comme brûlures d'estomac etc. Dans certaines lianes, en grattant le coeur de celle-ci un peu on obtient une pâte cicatrisante à appliquer sur coupures et écorchures. La jungle est la plus grande pharmacie du monde, tout est là! Il y a l'essentiel ici, boire, manger, se soigner.

José s'absente quelques secondes rebroussant chemin en nous disant de l'attendre. Deux secondes plus tard on entend coups de mâchette et une grande feuille de palmier tomber. Il arrive, branche à la main, s'installe sur un tronc et commence à tailler la tige de la feuille. Nous comprenons qu'il va nous confectionner un éventail tressé en feuille de palmier. 5 minutes pour ce faire. Impressionnant.
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 Nous observons encore tarentules, serpents et cochons sauvages.

D'après José, me voyant crapahuter dans les arbres et la jungle depuis trois jours, je pourrais très bien vivre dans la jungle parce que je m'adapte vite. Étrangement et je l'avoue, c'est un des plus beaux compliments qu'on m'a fait jusque là moi qui me sens un coeur d'aventurière depuis petite...!! Je me sens très bien dans la jungle. Je respire à plein nez l'air pur de la jungle en me disant que ce sont les poumons du monde. J'ai l'impression de respirer avec la nature et de faire partie d'elle, à son rythme plus que jamais, il me semble que je ne pourrais pas être plus naturelle que ce que je suis ces derniers jours au coeur de la jungle.

Nous repartons un peu plus tard en lancha avec tout notre équipement .
Retour à Rurrenabaque par le rio Tuichi et le rio Beni. Je suis triste de quitter cet endroit fabuleux même s'il n'y a pas grand chose niveau confort, que je suis sale, que je suis couverte de boutons de moustiques, que je dégouline d'avoir trop chaud...Je souhaite de tout coeur revenir ici un jour, pour plus longtemps!! Je souhaite encore apprendre sur la jungle, cet endroit à la fois dangereux et merveilleux.

De retour à Rurre, Alex, Ludivine et moi cherchons une nouvelle auberge avant d'aller rejoindre notre ami guide José pour descendre quelques bières avec lui. Il nous a parlé un peu plus de la condition des guides en Bolivie sous payé ( 6 euros par jour malgré toute la responsabilité qu'il a), ce qu'il faisait avant d'être guide, sa vie, les histoires étranges de la jungle. Il nous a parlé d'un certain dueno de la Selva (à prononcer duenio) , l'esprit de la jungle. José n'a pas peur de grand chose à priori mais il nous a expliqué qu'un jour accompagné de deux touristes, il a fait une virée nocturne dans la jungle. Et au lieu d'un brouhaha d'insectes et autres animaux, un silence complet tout d'un coup et un genre de gémissement au loin. Ils sont vite rentrés, José n'avait rien dit aux touristes de peur de les effrayer. Mais leur a dit après qu'il n'avait jamais vu ni entendu une chose pareille dans la jungle alors qu'il y a passé toute sa vie. Heureusement pour nous, il ne nous a pas raconté cette histoire avant d'aller dans la jungle la nuit!! Comme la nuit notre imaginaire est décuplé, et comme il y a toujours des trucs qui tombent des arbres ( fruits, feuilles...etc) et en sachant que les tarentules sautent sur leur proie, le moindre truc qui nous tombe dessus durant la nuit , on peut s'imaginer que c'est une grosse bestiole qui nous court dans le dos.

Cela dit, je comprends aussi ( mieux vaut tard que jamais) après ce trop court séjour dans la jungle, que VRAIMENT comme me disent mes parents depuis que je suis petite '' Les petites bêtes ne mangent pas les grosses'', les animaux que j'ai pu observer que ce soit dans la pampa ou dans la jungle veulent qu'on les laisse tranquilles, quand on s'en approche trop ils s'en vont dans la direction opposée. Même chose pour les serpents, les tarentules qu'on diabolise dans les films. Je n'aurais jamais pensé dire ça avant  de vivre la jungle comme je l'ai vécu ces derniers jours. J'ai tellement appris sur le comportement animal, les plantes, la vie dans la jungle que ça la rend moins effrayante.

La Paz, jeudi 11 mars 2010.

De retour à la Paz après un vol de 45 minutes dans un vieux coucou, décollage sur piste faite d'herbe et de terre, survolant jungle, rivière marron, yungas et...Cordillère royale! Magnifique!!

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Demain je pars pour Sucre ( prononcer Soucré)

Ma prochaine grande étape sera le salar d'Uyuni et les lagunes du sud Lipez avant de me diriger vers le nord du Chili.

Au revoir...A bientôt!

Emilie ;-)
Par laviedeboem
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Commentaires

Génial! Impossible de se lasser à tout lire!
Commentaire n°1 posté par Yan O le 12/03/2010 à 01h11
Salut Émilie!! Wow, tes textes sont toujours aussi palpitants. Je crois que je n'aurais jamais le courage d'aller vivre dans la jungle! Encore une fois, merci de partager avec nous toutes tes aventures. :)
Commentaire n°2 posté par Valérie le 12/03/2010 à 03h00
C'est trop génial de pouvoir te suivre !
Je te lis avidement et suis contente de voir que tes projets se réalisent comme tu le souhaites malgré encore quelques problèmes intestinaux !
je t'embrasse bien fort !!!!!
Claire
Commentaire n°3 posté par claire le 17/03/2010 à 09h34

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