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Le 21 Mars 2010
San Pedro de Atacama, Chili.
Après la grande expédition d'Uyuni à bouffer de la poussière, les relans de souffre de certains sites volcaniques alentours, après avoir été bousculée dans la jeep pendant 3 jours sur le la piste, et une grosse grippe; enchaîner sur une étape au Chili est un vrai bonheur! Repos total et bien mérité!!
Je l'avoue, j'ai été assez feignante ces deux derniers jours à san Pedro de Atacama, je ne suis pas allée crapahuter à droite à gauche du coup. S'arrêter un peu dans un voyage, et juste observer, écrire, dessiner, réfléchir...Faire un arrêt sur image, c'est bien aussi. Après tout, je suis en vacances!!
Cela dit ! Je suis allée à la rencontre d'un astronome français, un ancien ingénieur astronome au CNRS qui est maintenant établi à san Pedro de Atacama et qui a créé un genre d'observatoire ouvert aux touristes. En effet, dans cette partie du monde, il paraitrait que le ciel est un des plus purs du monde. En fait, comme dans n'importe quel désert , loin des villes et donc loin de la pollution visuelle.
Le gars, environ 45 ans n'a rien du rat de laboratoire ou de l'image que l'on peut se faire d'un ingénieur en astronomie un peu coincé et qui utilise des mots que le commun des mortels ne comprend pas. Mais j'ai plutôt rencontré un gars plein d'humour, blaguant à tout va, parlant plutôt avec un vocabulaire de jeune, habillé super simple en jean et baskets.
Il a quitté le CNRS parce que monsieur ne s'amusait pas assez. En effet, il semblerait que dans les grands observatoires en Europe, les ingénieurs maintenant ne regardent même plus eux-mêmes dans les objectifs des télescopes mais tout étant automatisé il s'agit de rester devant des écrans d'ordinateur toute la journée . Plus rien de vraiment poétique et de magique là-dedans.
Donc Alain Maury de son vrai nom, s'est installé dans le désert avec sa femme chilienne travaillant dans le tourisme et ont ainsi monté leur projet d'observatoire. Il fait du gardiennage de télescopes provenants du monde entier. Ainsi les astronomes de l'hémisphère nord peuvent quand même regarder le ciel de l'hémisphère sud, à distance.
Il en a construit aussi lui-même, avec des bidons, des roues de vélos en y rajoutant miroirs et objectifs. Un vrai bricoleur ! Et ça marche très bien!
En effet, j'ai pu observer saturne et ses anneaux, mars, l'étoile double d'alpha du centaure, j'ai pu plonger mes yeux et regarder droit dans les nébuleuses de la voie lactée...Je ne vois plus le ciel de la même façon maintenant croyez-moi!! Je me sentais déjà toute petite dans ce monde mais là...! C'est une grande leçon d'humilité!!!!!
J'ai pu voir pour la première fois de ma vie aussi le ciel de l'hémisphère sud donc, le nuage de magellan et les constellations qui vont avec. La croix du sud, le scorpion, la vierge...Alain nous expliquait le ciel en vulgarisant tout et j'étais comme une gamine de 4 ans le suivant partout en lui posant un tas de questions... Il nous expliquait le ciel selon notre cosmogonie gréco-romaine mais aussi selon la cosmogonie pré-colombienne. En effet, les incas par exemple, ne voyaient pas des constellations formées par les étoiles mais par les tâches plus sombres de la voie lactée. Et vous me croirez ou non, mais dans la voie lactée on voit très clairement une forme de lama !! Hallucinant!!
Voir la peinture que j'ai prise en photo dans un musée de Cuzco qui est assez représentative des constellations incas:
Pour la petite anecdote insolite, je vais vous dévoiler une grande vérité! Nous ne mourrons pas en 2012 de la fin du monde! En effet, vous n'êtes pas sans savoir, enfin vous n'avez pas pu passer à côté de cette rumeur et de cette fameuse prophétie maya avec tous les livres, les films hollywoodiens sur le sujet...Notre cher astronome lui, m'a simplement dit que c'était tout à fait faux , que les planètes ne s'aligneraient pas du tout le 21 décembre 2012, et que les mayas vouaient certes un culte aux étoiles et construisaient certains de leurs temples en fonction du positionnement des étoiles et des solstices, mais ils avaient une compréhension limitée de ce qu'était l'univers bien entendu , ils pensaient d'ailleurs que la planète était plate. Alors pour prédire une fin du monde...c'est pas gagné!!
Bon...Je peux dormir tranquille maintenant et vous aussi...
Je suis repartie de san Pedro, la tête dans les étoiles, dans un bus de nuit.
Je pensais après plusieurs heures de trajet jusqu'à Arica rester quelques jours dans cette ville et profiter de la mer. Mais une fois arrivée j'ai décidé d'enchainer directement avec un bus pour Arequipa. Arequipa que j'ai déjà visité à l'aller ( pour ceux qui suivent!!) J'avais promis que je reviendrai dire un petit bye bye à mon amie Aroly, ses soeurs et Yuri sa meilleure amie.
Je suis restée à Arequipa quelques jours et encore là j'ai fait un arrêt sur image, je me suis même mise sur le rythme ''vie au quotidien'', vu deux films au ciné (en espagnol bien sûr!), flâner dans les cafés, observer les gens, me la couler douce, avoir de belles conversations avec Aroly, la retrouver pour manger ensemble etc etc...Pas grand chose de très touristique à vous faire découvrir pour le coup! :-)...Revenons à nos moutons...Ou à nos lamas plutôt...
Le 28 mars 2010
Cuzco, capitale des incas...
Je finis ce voyage rempli de découvertes par la région des ruines de l'empire inca.
J'arrive d'Arequipa après 12 heures de trajet de nuit. Je me repose un peu avant de retrouver Laure mon contact à Cuzco. Laure est une française faisant un stage dans une ONG travaillant au sein des communautés andines. Elle m'explique donc ce qu'ils font pour aider les communautés. Apparemment il y a beaucoup de projets qui se font dans la région andine et c'est de très bonne augure pour les aider à vivre de manière un peu plus organisée et décente.
On se promène une bonne partie de la journée, elle me montre notamment le quartier san Blas , le quartier bohème de Cuzco.
Je déambule dans les ruelles du centre historique en ayant bien dans la tête que je marche dans les pas des incas. Je vois des murs aux pierres taillées et polies pesant des tonnes s'emboîtant les unes dans les autres à la perfection.
Il y en a même une qui a 12 faces! Respect!
Ces pierres emboîtées vestiges de l'empire inca sur lesquelles ont été construites églises et maisons coloniales. Maisons coloniales qui n'ont pas tenu le coup face à de gros séïsmes ces derniers siècles et pierres incas qui sont toujours là, intactes et immobiles. ( J'dis ça, j'dis rien!!!)
Le dimanche 28 mars 2010
Cuzco
Cuzco ou Qo'qho en langue quechua signifiant nombril autrement dit le centre du monde!!!
J'embarque dans un colectivo en direction des ruines de Pisaq. Nous grimpons et redescendons de l'autre côté d'une montagne. Paysages andins verdoyants, des champs de différentes couleurs, un vrai patchwork.
Aujourd'hui à Pisaq c'est jour de marché. Beaucoup de monde sur la place centrale du village.
Les costumes des femmes sont magnifiques, colorés comme à l'habitude.En fait, chaque région des Andes a son costume traditionnel qui est également un habit de tous les jours. On croirait que passé et présent se confondent. Il semblerait que leurs costumes n'aient pas beaucoup changé depuis l'époque inca. Les femmes marchent avec des sandales que ce soit sur de la terre sèche ou de la boue.Portent des genres de bas en laine d'alpaga, un chapeau assorti à leur veste et leur jupe, un châle ( lyiglia)...Bref...Un festival de couleurs...
Je tombe ENFIN sur un quipu!!!!( Prononcer kipou )...Vous vous demandez ce que c'est que cet animal là encore? Ce n'est ni un animal, ni une personne malodorante ( un qui pue...ok c'est nul!), ni un meuble, ni le nom d'un style d'habitat...
Voilà à quoi ça ressemble (Photo prise à Cuzco dans un musée d'art pré-colombien):
Un quipu est en fait un système de comptage, d'écriture et d'archivage inca. Des fils de laine d'alpaga d'une certaine couleur avec des noeuds ci et là le long de ces fils. Que veulent dire ces noeuds? Comment les lire? Une couleur pour chaque chose que les incas voulaient compter et archiver, par exemple le jaune pour le maïs, le noir pour les lamas, chaque noeud de différente forme représente un chiffre ou une lettre, des dizaines ou des centaines si le noeud est simple ou double ou triple...Un vrai casse-tête pour les non-initiés!!!! D'ailleurs il semblerait qu'on ne puisse plus lire les quipus maintenant sauf certaines personnes dans les communautés reculées des Andes.
Je laisse le village de Pisaq derrière moi et je prends un colectivo pour monter jusqu'aux ruines de Pisaq...Sur la route, les restes des dégâts causés par les innondations de janvier dans la région...Éboulements et glissements de terrain.
Nous nous frayons un chemin entre d'énormes rochers tombés de la falaise, ou nous évitons les trous dans la route causés par les glissements de terrain. Ca calme! J'ose à peine imaginer ce que ça devait être en janvier.
J'arrive aux ruines, je suis littéralement émerveillée et émue de déambuler dans des ruines incas. Un site grandiose perché sur une montagne dominant une vallée , le fleuve Urubamba et des cultures en terrasse verdoyantes.
Il y a peu de gens sur le site, j'ai l'impression qu'il n'y a que les ruines et moi. ( enfin...Laissez-moi y croire). J'avais rendez-vous depuis petite avec elles. M'y voilà, craphutant de temples en temples, de sentiers en sentiers sur lesquels je croise des femmes et des hommes remontant depuis la vallée avec de lourdes charges sur leur dos et trainant derrière eux des lamas qui avancent sans broncher. C'est bien simple, j'ai l'impression d'avoir pris une machine à remonter le temps!!
Je passe par des escaliers et sentiers étroits qui longent les montagnes, par des tunnels creusés dans la montagne pour aller d'un temple à un autre. Génial!
Je redescends à pied vers le village de Pisaq pour reprendre un colectivo. Une bonne heure de descente sur un sentier plein de roches de différentes tailles, sur une pente abrupte, mes mollets s'en souviennent encore!
Lundi 29 mars 2010.
Cuzco.
Je passe une bonne partie de la journée à chercher un moyen pour me rendre au Machu Picchu en étudiant toutes les possibilités.
Trois choix s'offrent à moi:
- Prendre le train sur les nouveaux rails consolidés depuis les inondations...Mais...150$US!!! Et il ne reste qu'une place.
- Me rendre en colectivo jusqu'à Ollantaytambo et marcher en longeant la voie ferrée pendant 6 heures dans la caillasse jusqu'à aguas calientes qui est le village au pied du Machu picchu.
- Prendre un colectivo en direction de Quillabamba, m'arrêter dans un village, reprendre un autre colectivo, marcher trois heures plus ou moins jusqu'à Aguas Calientes.
En tenant compte que je n'ai pas beaucoup de temps!
Alors...Pour le Machu Picchu. Je vous explique pourquoi j'au décidé de ne pas y aller... Le train trop cher, le manque de temps pour aller à l'aventure marcher sur des routes dont je ne connais pas l'état après les innondations de janvier.
Toutes les personnes travaillant dans le tourisme sont des vendus à Peru rail, (la compagnie de train qui emmène des touristes au Machu Picchu), les offices du tourisme à cuzco me disent tous que ça me prend absolument le billet de train pour rentrer au Machu Picchu, en gros ils te forcent à acheter le billet qui coûte très cher, en te décourageant voire te mentant en ce qui concerne les chemins alternatifs donc gratuits...
Se rajoutent à ça des grèves des locaux qui râlent, à raison, car Peru rail n'a apparamment fait dégager que les accès pour les touristes et non pour les locaux. Ils affrettent les bus qui se rendent à Ollantaytambo '(village sur le chemin du Machu Picchu) qu'ils remplissent de touristes e priorité parce que ça rapporte davantage que faire monter les locaux.
En voyant tout ça, révoltée par tout ce charabia, ces mensonges, ces grèves, j'ai décidé de ne pas participer à ce grand cirque. Sans aucun regret!!! Ca m'a plus écoeurée qu'autre chose !!!
j'ai donc fait mon deuil du Machu Picchu ! J'ai déjà fait un merveilleux voyage, et je ne suis pas sûre que le Machu Picchu aurait été la cerise sur le gâteau finalement !!
Bref...
Je file à Saqsaywaman ( Ruines incas au dessus de Cuzco) en taxi . ( oui Saqsaywaman j'ai mis longtemps à le prononcer correctement!!!)
je vous laisse apprécier par vous-mêmes via les photos...
Avec la pleine lune, ça donne tout de suite un aspect très mystique aux ruines!!
Mardi 30 mars 2010
Cuzco
Je prends un colectivo en direction de salinas un site énorrrrrme composé de puits salants déjà utilisés dans la période pré-inca, donc avant 1200 après J-C...
Les incas ont dévié un cours d'eau chaude qui se jette par le biais d'autres petits ruisseaux dans des bacs faisant s'évaporer ainsi le sel qui forme des genres de plaques ou croûtes qu'ils récupèrent en hiver ( juin à septembre)... Impressionnant.
je me dirige ensuite vers Moray, autre invention des incas.
Il s'agit d'un genre de laboratoire, des cultures en terrasse construites par les incas pour tester leur argiculture et en tirer le meilleur.
Vendredi 2 avril 2010
Pisco.
Après avoir visité monuments et autres musées d'archéologie, musée sur la culture inca et les arts pré-colombiens de Cuzco, je prends un bus en direction de Pisco que je n'ai pas visité à l'aller. je voulais couper le trajet entre Cuzco et Lima ( 23 heures de bus!) et me la couler douce un peu en bord de mer...
19 heures de bus et me voilà revenue en basse altitude, à la chaleur et au soleil sur la côte pacifique.
sur le chemin nous avons fait un arrêt à Nazca...comme il est étrange de me dire qu'il y a deux mois je suis passée ici, naïve, encore novice en ce qui concerne la culture sud-américaine et péruvienne...
Comme je le disais je suis à Pisco donc, je suis allée voir les îles ballestas et la réserve naturelle de Paracas ( à 10 kms de Pisco au sud).
Comme a son habitude, le Pérou me surprend et m'enchante...Des dunes à perte de vue se jetant dans l'océan pacifique...
J'ai pu observer le fameux candélabre tracé sur une dune en direction des îles Ballestas:
Trois théories le concernant, il aurait été tracé soit:
- Par les Paracas ou Nazca ( les mêmes qui ont tracé les lignes de Nazca)
- Par les pirates au 18ème.
- Par les extra-terrestres!
( A vous de voir!!)
J'ai pu voir des animaux tels lions de mer, pingouins de Humbolt, des pélicans et autres oiseaux producteurs intensifs de guano! ( non ils ne m'ont pas arrosé)...
Le 4 avril 2010.
Lima, Barranco.
La boucle est bouclée...De retour à Lima après 65 jours de voyage, 130 heures de bus et de colectivos, 4000 kms à vol de condor ( donc beaucoup plus par la route!!!), 33 heures de jeep, 14 heures de bateau, 1 ou 2 salmonelles ( ou autre vilaine bactérie non identifiée qui m'a valu 15 jours de turista! Charmant!), une élongation au mollet droit( Pisaq), 1 grippe à Uyuni et d'innombrables piqûres de moustiques et autres insectes vampires de la jungle et des yungas...Un '' petit'' voyage tranquille en somme!!!!
Il est amusant en fin de séjour de faire le bilan d'un voyage, de ce que le voyage nous a apporté, comme dit l'adage: ''ce n'est pas nous qui faisons le voyage mais le voyage qui nous fait''...je crois juste que l'on s'adapte au rythme, au quotidien d'un pays aux antipodes du nôtre mais qu'on ne change pas vraiment...Au début, on se sent déstabilisé, voire choqué ( par la misère omniprésente ou une certaine désorganisation , ce fameux ''joyeux bordel'' dont je vous ai parlé ), on ne connaît pas ''les codes'', comment les gens se comportent, le rythme de vie, les règles de sécurité minimums pour que notre voyage se passe au mieux...On s'en rend compte surtout quand à la fin du voyage, des vendeurs, chauffeurs de taxis essaient de gonfler les prix pensant que vous ne connaissez rien du pays, que vous venez d'arriver et qu'en fait vous connaissez le vrai prix des choses et que vous ne pouvez plus vous faire avoir...
Il est toujours intéressant, enrichissant de partir avec ses préjugés, sur son imaginaire en ce qui concerne un voyage au coeur des Andes. Préjugés qu'on est prêts à laisser derrière soi en voyant comment ça se passe réellement de l'intérieur... En autant que l'on soit flexible et un tant soit peu ouvert d'esprit bien sûr!!
On peut penser que voyager en Amérique du sud comporte son lot de risques, d'insécurité...cela dit, je n'ai jamais ressenti de menaces, de malveillance à mon égard...tout s'est passé à merveilles, sans encombre...
Toutes les personnes que j'ai rencontré sont d'une douceur et d'une gentillesse incroyable. Comme je le disais durant mon voyage en Andalousie et surtout au Maroc ( voir sur ce blog un peu plus loin!), on se rend surtout compte à quel point nous sommes tous semblables, nous voulons tous vivre en paix, gagner notre vie avec dignité, fonder une famille, vivre décemment. Je me sens différente forcément parce que je suis née dans un pays qui n'a pas foncièrement de gros problèmes comparés à ce que j'ai pu voir à travers mes quelques prérégrinations au bout du monde et je me sens tout à fait semblable aussi parce que ces voyages nous ramènent à cet essentiel, VIVRE et passer dans la vie avec dignité et joie de vivre.
Je suis à Pisco donc, ville rasée à 85% par le dernier tremblement de terre il y a trois ans. Ils n'ont aucune aide du gouvernement, la ville ressemble à un champs de bataille, une ville après-guerre où tout est à reconstruire. les gens vivent dans des habitations de fortune en dur ou en bois . Et pourtant c'est ici que j'ai rencontré les personnes avec une joie de vivre énorme et l'un d'eux m'a tout simplement dit '' todos somos seres humanos! Nacionalidad o color de piel, no importan, lo importante es de comunicar y entender nosotros para vivir en paz'' (Nous sommes tous des êtres humains, la nationalité ou la couleur de peau importent peu, le plus important c'est de communiquer et de nous comprendre, pour vivre en paix''. Tout est là.
être à Pisco, voyager dans les Andes nous fait réfléchir sur le potentiel de survie que l'humain a par nature, malgré le peu que certains ont, la vie grouille et est effervescente. Tout ça me fait relativiser , prendre conscience aussi à quel point je suis chanceuse d'être née en France et de vivre au Canada qui sont deux pays très tranquilles comparés à ce qu'on peut rencontrer quand on voyage dans les pays du Tiers-monde.
C'est aussi pour cela qu'il est important de se faire un peu violence des fois et de sortir de SES sentiers battus, repousser ses limites, aller vers l'inconnu...
C'est non sans émotions que je quitterai le Pérou et que je ferais le deuil de ce voyage à Montréal. Car tout gros projet a son deuil, un chapitre se ferme, un autre commence...
Je vous remercie d'avoir suivi mes modestes aventures et espère avoir retransmis au mieux ce que j'ai vu ou ressenti ici. Comme je le disais au tout début, il y a autant de façons de voyager que de voyageurs, il n'y en a pas de bonne ou de mauvaise, car c'est une démarche très personnelle et je tiens à souligner vraiment que si vous allez dans ce si merveilleux coin du monde, vous ne serez absolument pas déçus, et vous le vivrez sûrement d'une manière totalement différente de la mienne avec vos émotions , votre curiosité, vos attentes qui vous sont propres.
Je vous souhaite de vivre de belles aventures que ce soit de chez vous ou à l'autre bout du monde!
''Au revoir...À bientôt'',
Émilie, l'apprentie humaine.
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Merci pour ces bons moments très dépaysants, ça m'a donné l'impression d'être comme une petite souris sur ton sac à dos et de voyager avec toi...
Bises NANOU