Lima, Pérou, le 2 février 2010.
Voilà… J’y suis!!!!Je suis…AU PÉROU ! ENFIN !
Voilà mon premier billet.
J’ai décidé non seulement de vous décrire ce que je voyais, de vous le montrer en images, mais aussi et cela sans aucune pudeur ce que je sens ainsi que mes réflexions qui ne sont évidemment pas
des vérités absolues et qui sont propres à l’apprentie humaine que je suis. Vous prendrez ce que vous voudrez bien prendre dans tout ce charabia sur ma façon de voyager et de percevoir les gens que
je vais rencontrer durant mon voyage, mes impressions, mes doutes, mes questionnements d’humaine.
C’est important que je vous le dise.
Après tout, nous allons être en quelques sortes partenaires de voyage durant ces deux prochains mois. Alors , vous embarquez avec moi ? Embarquement immédiat !
Après 9 heures d’avion, et un vol un peu agité ( Sinon c’est pas drôle ) mon ''condor'' ( spéciale dédicace aux fans des mystérieuses cités d'or) s’est posé en douceur à Lima vers
minuit et demi. Je n’avais pas peur de l’avion mais on dirait que les agents de bord se faisaient un malin plaisir à vouloir paniquer les passagers en faisant des annonces de turbulences toutes les
5 minutes du genre ‘’ pas de service pour le moment, ne vous déplacez pas dans l’avion, attachez vos ceintures nous traversons une zone de turbulence et il est trop DANGEREUX ( oui oui ils ont osé
dire ‘’dangereux’’) de circuler dans les allées de l’avion), c’est à ce moment là que j’ai compris ne plus être phobique de l’avion, fut un temps ou j’aurais complètement perdu le contrôle de mes
émotions !! Allelujah Phobie de l’avion…Check !! Parce que oui turbulences il y avait, mais fallait pas exagérer non plus !!
Mon sac de rando n’a jamais été aussi léger. 12 Kilos !!! le bonheur pour mon dos !!! je deviens une vraie pro des voyages sac à dos !!!
Un chauffeur du nom de Luis de l’auberge de jeunesse m’a récupéré hier soir. Il était évident pour moi que je n’allais pas prendre un taxi, la nuit, seule n’ayant aucun repère dans cette ville.
J’avais entendu des histoires horribles d’enlèvements nocturnes par de faux taxis et agressions à la sortie de l’aéroport. Aventurière prudente que je suis, j’avais fait mes recherches pour que les
gens de l’auberge me récupèrent en toute sécurité. Luis, le chauffeur, adorable de surcroît, m’a conseillé de ne plus déambuler dans les rues de Lima, seule à partir de 17h. Rassurant!!! Si un
autochtone le dit, je suivrai donc ses conseils. Cela dit, je me sens an totale sécurité ici, complètement à l’aise ! Je m’attendais à ce que ce soit le chao en arrivant ou pour circuler dans les
rues de Lima, mais il n’en est rien !!!
J’ai aussi l’éternel dilemme quand on me demande d’où je viens…De France mais aussi du Canada. Si je viens du canada, on risque de m’appeler gringa, donc de façon assez péjorative. Mais à
date je n’ai rencontré que des gens adorables, bienveillants. Ni insistants…ni oppressants.
Luis m’a appris aussi qu’à Lima, il y a des bars et discothèques interdits aux péruviens. J’hallucine un peu de voir à quel point les touristes sont surprotégés ici…protégés de quoi ? That’s
the question. Je ne sais pas trop. Je trouve ça assez révoltant pour ma part ce genre de discrimination.
Par ailleurs, vous n’êtes surement pas sans savoir que le site du Machu Pichu est inaccessible depuis quelques jours à cause de sévères inondations la semaine passée à aguas Calientes ( la ville au
pied du Machu Pichu) et dans la vallée de l’inca. Parait-il qu’ils ont bien pris soin d’évacuer d’abord tous les touristes laissant là les gens vivant là à l’année longue. On peut le dire sans
retenue que c’est tout à fait dégueulasse!
Ils vont mettre évidemment les bouchées doubles pour réaménager le site et les voies d’accès au site au plus vite afin que les touristes puissent revenir et ainsi apporter une rentrée
d’argent assez considérable pour les gens vivant du tourisme dans la région car le machu pichu est le site archéologique le plus visité d’amérique du sud.
C’est pour cela que je ne sais pas s’il me sera possible de visiter le machu pichu durant mon voyage. Je ne vais pas râler, parce qu’il me semble plus important que les gens qui ont tout perdu dans
ces inondations réussissent à se remettre avant tout de ce coup dur de dame nature. Je verrai à la fin de mon séjour quand je reviendrai au Pérou s’il est possible d’y accéder, sinon tant pis ! Il
sera toujours là fièrement accroché à sa montagne.
C’est pour cela aussi que j’ai du changer un peu mon itinéraire. Je compte donc longer la côte péruvienne vers le sud. Pisco, Ica, l’oasis de Huacachina, Nazca et Arequipa avant d’aller vers
le lac titicaca.
Hier, à peine arrivée à l’auberge, des chiliens en vacances à travers l’Amérique du sud fort sympathiques et roots jusqu’à l’os m’ont invité à trinquer avec eux. Couchée à 4H du mat. 30 ans la
fille hein, mais une santé de fer !!! Je tiens à le souligner ;-)
Réveil à 11H. J’ai dormi comme un bébé avec mes bouchons d’oreille, je me doutais que le lendemain matin le trafic et la ‘’douce’’ mélodies des klaxons qui est a priori le mode de communication des
automobilistes ici me réveilleraient.
J’ai décidé de ne pas courir les monuments, de ne pas être pressée par le temps et d’observer la vie comme elle va pour ce voyage-ci, encore plus que mes précédents voyages.
Je suis allée me promener dans le quartier de Miraflores donc. Pas vraiment dépaysée pour le moment. Des starbucks café, des mac do, des KFC, des banques scotia, ( comme à la maison !).
Impression d’être une géante en déambulant dans les rues de Lima car les péruviens sont tous petits !! J’ai marché jusqu’à la plage. Un genre de brouillard apparemment constant à Lima et une
chaleur étouffante donne un climat orageux à longueur de journée, mais sans orage, chaud et humide...Tropical en somme, j'ai du mal à m'imaginer pour le moment ce que ce doit être dans la
jungle!
Il fait 31 degrès aujourd’hui je peux vous dire que mon organisme ne comprend plus très bien ce qu’il lui arrive. Vendredi passé encore il faisait -30 à Montréal…60 degrès de différence quand
même c’est assez intense !!
Je viens de rencontrer une fille d’Afrique du sud qui partage ma chambre. Elle me fait sourire. Elle s’appelle ‘’shiva’’ oui oui comme le dieu hindouiste, et je peux vous dire que c’est un vrai
personnage ! Quand elle se déplace on entend un son de clochettes ! Des dreads, des foulards, des tatoos ethniques, un sourire constant sur le visage. Toute la panoplie de la néo-hippie
backpacker. Ca doit faire longtemps qu’elle est partie de chez elle, car quand on commence son voyage on a toujours un look de voyageur de la première heure plutôt passe-partout, à la fin du voyage
il arrive qu' on porte gri-gris et autre look ethnique et on adopte une attitude plutôt nonchalante c’est aussi ça être en mode immersion totale. C’est vrai, il y a une métamorphose qui
s’opère, extérieure mais aussi intérieure. On dirait que plus l’on voyage et plus on se défait de choses inutiles et on opère un vrai retour à l’essentiel. Un vrai décrassage de karma!
Généralement quand on dit ‘’backpacker’’ on s’imagine quelqu’un fumant du hasch à longueur de journée, limite alcoolique fêtard, un peu paumé et qui a coupé les ponts avec tout. Oui il y en
a. Mais il y a vraiment de tous les genres de voyageurs. J’en suis la preuve vivante ! Je fais vraiment partie des plus soft !!!Pour ceux qui en doutaient et qui me mettraient dans la case ‘’
voyageuse de l’extrême’’;-) .
Lima, je dois le dire, c’est pas super beau. Des gros et vieux buildings sales partout, des embouteillages, des klaxons, de la pollution. Une grande ville en somme. Je ne m’attarderai pas trop à
Lima donc car il me sera plus intéressant d’aller dans des villes moyennes ou villages pour rencontrer les péruviens.
Demain ou après-demain , je devrais partir pour la ville de Pisco à 4 heures au sud de Lima le long de la côte. Ville qui par ailleurs a donné son nom à un alcool typique péruvien. Le Pisco
étant un genre de liqueur de raisins. A tester. C’est dans ma check list !
Je vous laisse pour le moment et vous envoie des bisous de l’hémisphère sud.
''Road-trippement'' vôtre,
Émilie