Samedi 13 février 2010 6 13 /02 /Fév /2010 17:26

Arequipa, lundi 8 février 2010.


Je suis donc partie de Nazca alors que je commençais à peine à m'acclimater et avoir mes repères. En effet, quand on commence à savoir où acheter les meilleurs fruits et le meilleur pain de la ville dans des petites échoppes qui font pas plus de 8 mètres carrés ou à des dames vendant leur pain brioché dans une petite charrette entre deux autres charettes remplies de bonbons, cacahuètes, paquets de chips,boissons, ou cigarettes se vendant à l'unité, etc...Quand on commence à se faire saluer dans la rue parce que les gens vous voient passer plusieurs fois dans la journée sur plusieurs jours et vous reconnaissent, c'est là qu'une transformation s'amorce. De touriste à quasiment ''résidente temporaire'' j'ai envie de dire !!


Nazca c'est quand même pas grand il faut le dire, une rue touristique principale, super propre (trop), des restaus de touristes à gogo, rue pavée où même sur le trottoir il y a des figures qu'on retrouve sur le site archéologique.

Puis une autre rue parallèle à celle-ci, plus aux couleurs '' locales'' disons, où c'est un peu plus le bazar, certes, mais qui a beaucoup plus de charme! Une vraie fourmilière! Tous les nazqueniens sont là faisant leurs emplettes! Je me suis donc un peu plus plongée dans la vie ''Nazquénienne'' si je puis dire, en allant faire un tour au marché. Je crois vous l'avoir déjà dit, mais le marché c'est mon endroit préféré dans une ville, qui plus est à l'étranger ça prend toute une autre dimension! Plein de fruits et légumes qu'on ne connait pas, des odeurs, des couleurs, un vrai ravissement pour tous les sens!!!!


Pour la discrétion on repassera, car comme je vous l'ai déjà dit aussi, je dépasse tout le monde d'une tête voire de deux ici et je fais peut-être deux fois leur poids ! Donc rentrer dans un marché couleurs locales forcément m'a valu quelques regards plein d'interrogation!

Le faciesse péruvien...Cheveux noirs, teint buriné, yeux bridés ou en amande, nez pointu un peu tombant pour les plus ''andins'', yeux noirs. Je commence à voir de plus en plus de gens, surtout personnes plus agées, en costumes traditionnels, chapeau melon noir  pour ceux qui viennent de l'altiplano ou chapeaux de paille, de longs cheveux noirs tressés pour les femmes, un châle et robe de couleurs vives. C'est un régal pour les yeux tout ce festival de couleurs!

Ce soir,  pas beaucoup de monde dans les deux rues pricipales. je me demande ce qu'il se passe. je pose donc la question à une dame s'il y a quelque chose de spécial qui se prépare en ville. Un concert sur la place centrale. Évidemment, on est en pays latin! Donc je vais faire un tour sur la place bondée de monde. Un groupe de musique latine live, des gens qui dansent, la chaleur et le pisco qui coule à flot. Bienvenue au Pérou!

Le lendemain, je souhaite dire au revoir aux lignes et au désert. je prends donc un colectivo et demande au chauffeur de me laisser au ''mirador naturel'', un genre de colline d'où l'on voit très bien les lignes . Lignes qui font 4 ou 5 kilomètres et qui indiquent la direction de certains sites, temples et comme je vous l'ai dit précédemment le point d'horizon où se couche le soleil le jour du solstice d'hiver. Incroyable.

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Le colectivo me laisse dans le désert le long de la route panaméricaine.
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Oui dit comme ça , j'avoue que ça fait un peu mission suicide!! MAIS! J'avais fait le plein d'eau, bien évidemment.Et pour revenir, comme c'est une route très fréquentée, il me suffisait juste d'attendre qu'un colectivo repasse dans l'autre sens pour repartir sur Nazca.

Le désert et moi... c'est une vraie histoire d'amour maintenant! J'étais seule sur la coline regardant toutes ses lignes partir dans plein de directions différentes se perdant à l'horizon, je voyais aussi tous ces petits tourbillons de poussières qui se formaient sur le désert.
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Un vrai moment de solitude et de silence privilégiés.


Certes ce n'est peut-être pas la meilleure saison pour visiter le Pérou car c'est la saison des pluies ( quoiqu'à date je n'ai eu que du beau temps), mais ce qu'il y a de bon là-dedans c'est qu'il y a apparemment beaucoup moins de touristes, donc des petits moments privilégiés comme j'ai vécu sur la coline , c'était d'autant plus apprécié!! c'est la basse saison et les pensions sont à moitié prix et il y a toujours de la place. C'est parfait comme ça!!


Environ deux kilomètres plus loin, j'aperçois le mirador métallique sur lequel on peut monter pour voir les figures des mains et de l'arbre. Je décide donc de longer à pieds la route panaméricaine jusqu'au prochain mirador. Après les avoir vu de l'avion, les voir de près donne une autre perspective au travail de titan que c'était de former ces figures. Les lignes et les courbes sont d'une précision hallucinante.

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J'aperçois du mirador un colectivo qui va en direction de Nazca, je l'arrête et retourne sur Nazca pour récupérer mon sac et partir vers la station d'autobus direction Arequipa accompagnée d'Andrea un italien sympa de Firenze ( Florence) rencontré à la pension où je logeais à Nazca. Italien qui parle espagnol avec un accent argentin et moi, avec mon espagnol Mexicano-andaloux...C'est une drôle d'expérience linguistique!

Je prends donc le bus de nuit direction Arequipa. 9 heures de bus . Bus qui n'a franchement rien à envier aux bus nord-américains ou européens. Ils distribuent à manger, couvertures, oreillers, et il y a même un ordinateur dans une petite cabine pour consulter ses mails car le bus est pourvu d'une connexion Wi-fi !! Le grand paradoxe!!


Quant à la sécurité ils ne prennent pas ça à la légère non plus!! Avant de monter dans le bus, un garde de sécurité nous tire le portrait à l'aide d'une caméra. Les bagages en cabine sont fouillés, contrôle de passeports, ceintures de sécurité à bord et GPS donnant notre position en cas d'arrêt imprévu!!! Car il est déjà arrivé apparemment que sur certaines lignes il y ait des détournements, des vols etc...Ce qui à mon avis n'est pas près d'arriver avec cette compagnie car le trajet est direct jusqu'à destination. Pour les autres compagnies, ce sont un peu comme des colectivos. Ils s'arrêtent quand quelqu'un au bord de la route leur fait signe de s'arrêter pour embarquer. C'est à ce moment là que c'est du pile ou face, car ils peuvent embarquer des gens quelque peu ''mal attentionnés''.


J'ai peu dormi dans le bus. Mais j'ai ouvert les yeux quand le soleil s'est levé. Ce dernier s'est levé sur la pampa en arrière des volcans entourant Arequipa.

L'arrivée à Arequipa était des plus magiques là aussi! Nous avons traversé un genre de canyon de pierres rosés au creux duquel on pouvait apercevoir des champs verdoyants! Beau contraste!!


Un peu plus tard, nous arrivons à Arequipa. un seul mot m'est venu à l'esprit: WOW! Voilà que pour la première fois de ma vie je vois un volcan ÉNORME dominant toute la ville! Si énorme qu'on dirait qu'il supporte le ciel. Ce volcan au cône parfait c'est le Misti. Un volcan toujours en activité, qui fait un peu moins de 6000 mètres d'altitude. Mais il n'y a pas que lui. En effet, Arequipa est entourée de deux autres volcans, Le chachani et le Pichu-pichu. A leurs sommets, de la neige éternelle. En somme, UNE VRAIE CARTE POSTALE!! Je me sens toute petite, et remplie d'humilité devant ce spectacle.

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Je dis au revoir à mon ami italien qui lui va de son côté et moi du miens tous deux ayant différents projets, on se retrouvera peut-être sur le chemin. Je dis au revoir aussi à une famille de français, grands-parents, parents et enfants voyageant ensemble plusieurs mois en Amérique du sud avec leurs sacs à dos! J'adore! Si j'avais des enfants je pense que je ferais la même chose! Aller hop!! À l'école de la vie!!! Un des enfants s'appellent Esteban. Tout de suite, j'ai fait le lien avec le héros des mystérieuses cités d'or. En effet, les parents ayant la trentaine, ils vivaient eux aussi , à leur façon, comme moi, un trip ''cités d'or''! Dingue ce que ce dessin animé a pu marquer toute une génération!!

N'ayant pas beaucoup dormi, je cherche une auberge pour poser mon sac et finir ma nuit ! Puis je pars déambuler dans les rues d'Arequipa.


Arequipa... Une ville de 750 000 habitants, perchée à environ 2500 mètres d'altitude. On la surnomme ''la ville blanche'' à cause de la pierre volcanique blanche qu'ils ont utilisé pour construire églises et monuments.

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Je décide de visiter le superbe et coloré monastère de Santa Catalina. Une cité dans la cité! Voyez par vous-même:


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Vers 6H30 pm, j'avais rendez-vous avec Aroly, ma couchsurfeuse péruvienne d'Arequipa qui va m'héberger pour le reste de mon séjour à Arequipa. Cela fait plusieurs semaines que l'on se parle sur msn et le courant est bien passé. elle m'aperçoit et me prend direct dans ses bras. Aroly est une fille pétillante, chaleureuse avec un gros coeur sur la main. Tout de suite, on s'entend très bien et on a de gros sujets de conversation. Enfin, je peux poser plein de questions sur sa ville, sur le Pérou, la culture en général, musique, poésie, littérature, cinéma et j'en passe. elle m'emmène manger dans un restau qui fait cuire du poulet à la braise. MIAM. je suis la seule touriste dans tout le restaurant. J'adore. Je me sens vraiment mais alors VRAIMENT privilégiée et choyée par la vie de faire autant de jolies rencontres sur mon chemin!


Arequipa, mercredi 9 février 2010


Je pars marcher vers le mirador de Hyanawara et de Carmen alto pour apprécier davantage la vue sur les volcans. Oui j'ai une volcanite aigüe! ca m'impressionne vraiment!


Puis je vais évidemment faire un tour au marché. Celui-ci s'appelle le marché San camilo, un énorme musée sur deux étages, me faisant penser un peu au marché de la libertad à Guadalajara au Mexique.


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Là se vendent toutes sortes de denrées. Comme fruits et légumes qui pour moi sont exotiques, des feuilles de bananier pour faire cuir à l'étouffée divers mets, aloe Vera, ( Petit truc de backpacker: Quand le soleil vous a trop brûlé, casser une branche d'aloe Vera et la frotter sur la brûlure pour soulager douleur, ça marche!!!). Se vend aussi, viande de lama, d'alpaga, boeuf ,poulet, porc etc ( Tiens d'ailleurs hier j'ai mangé un steak d'alpaga! très bon! Ca ressemble un peu au mouton mais avec un peu plus de caractère!), des oeufs, du fromage au lait de vache, du poisson, tout ça sans système de réfrigération... à l'air libre. Je sais pas si c'est moi qui deviens blasée ou si je commence à m'habituer, mais personnellement ça ne me choque plus spécialement. Est-ce que l'on s'habitue à tout ?!

J'ai vu aussi accrochés à un stand, des foetus de Lama séchés dans des échoppes vendant feuilles de coca ( remède andin pour soigner divers maux dont le mal des montagnes), ainsi que des herbes pour diverses infusions thérapeutiques. En ce qui concerne les foetus de lama, ce que j'en sais, c'est qu'avant de bâtir une maison, certains péruviens enterrent un de ces foetus sur le terrain avant de construire la maison pour porter bonheur et bonne fortune au futur foyer. Coutume inca!


Plus tard, je retrouve Aroly qui m'emmène chez elle, c'est une maison bleue...adossée à la colline... ;-) sur les hauteurs d'Arequipa.

c'est l'anniversaire d'une de ses soeurs. Nous sommes 6 autour de la table, à rigoler et parler de nos différences culturelles. Ils n'ont pas trop aimé le passage sur le foie gras et les escargots qui se mangent en France !!! Et je peux vous dire par ailleurs, que les français ont vraiment la même mauvaise réputation et ce, jusqu'en amérique du sud...On a les grands classiques niveaux préjugés : ''On vit encore au moyen age, l'eau coute trop cher pour qu'on daigne se laver et on est prétentieux''... Par contre, apparemment nous sommes les plus romantiques!! On peut pas tout avoir!!! 
 ;-)...Joke!


Une des soeurs d'Aroly est sociologue, donc j'ai pu poser des tonnes de questions sur la culture péruvienne et elle sur la culture française et québécoise. Une amie d'Aroly qui était là ce soir également veut m'emmener voir son oncle qui élève des cochons d'inde quand je reviendrai du canyon de Colca dans deux jours. Car oui ici le cochon d'inde se mange,  c'est très nutritif et ça se reproduit vite! Idéal!


Demain, je pars de bonne heure pour visiter la région du canyon del Colca. Au programme: Petits villages paumés dans les Andes à plus de 3500 mètres d'altitude, vol majestueux de condors, et alpagas. Je ne pars pas avec une agence mais par moi-même. À mon rythme et avec mon budget ! Prendre les colectivos et choisir mon auberge sera surement moins couteux qui plus est.
Le 10 février 2010.

Chivay, Région du Colca.

 


Je prends un bus qui m'emmène à trois heures et demi au nord d'arequipa.

Les paysages sont époustouflants! Tout d'abord on passe à côté des volcans, Chachani et Misti, puis on les contourne en montant par des cols de pierre rosée bordés de cactus pour arriver dans la pampa andine verdoyante à 4000 mètres d'altitude où alpagas et vigognes paissent tranquillement.

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Nous faisons route à travers d'énormes montagnes, des volcans aux sommets enneigés, dans un petit bus local qui passe de la musique typique péruvienne à fond les ballons. L'air est frais, il fait beau. Je suis émue! Je ne peux pas me sentir mieux !!...Tous ces paysages je les rêve depuis si longtemps et me voilà roulant tantôt sur des routes goudronnées tantôt des pistes de terre à voir défiler sous mes yeux des paysages qui sont beaux, bien au-delà de tout ce que j'ai pu imaginer dans mes rêves d'enfant...! Rien que de l'écrire et d'y repenser j'en ai encore les yeux plein d'eau!!! À peine à fleurs de peau la fille quand elle voyage !!! Que d'émotions!!!


Je me promène dans Chivay et c'est avec joie que je salue tout le monde sur mon passage et qu'on me salue en retour.
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 Là, les gens , adultes et enfants confondus sont encore plus chaleureux et ouverts, mais leurs chiens c'est autre chose. En effet, voulant prendre de plus belles photos des volcans alentours, je pensais trouver un petit sentier de campagne, mais en fait je suis arrivée dans la priopriété de quelqu'un, propriété qui était gardée par 5 cerbères du style bergers allemands croisés, ils se sont mis à courir vers moi à vive allure aboyant, grognant...Pas gentils-gentils en tout cas!!! Je peux vous dire que j'étais pas super rassurée pour le coup! Une petite poussée d'adrénaline! Je suis restée calme, mettant mon sac devant moi pour me protéger de leurs coups de crocs! Tout en reculant et m'éloignant de leur terrain. Fiou!!! En tout cas , on peut dire que c'est bien plus efficace comme système de sécurité qu'une alarme!!


Les habitants du village de Chivay (4500 habitants) sont habillés pour la plupart, surtout les femmes du costume traditionnel de la région. Un chapeau multicolore, longue robe de couleur. Les hommes portent un chapeau du style cowboy plus large. Les femmes portent de lourdes charges ainsi que leurs bébés dans leurs châle-couvertures multicolores au nom quechua imprononçable : en phonétique ça donne ''Lyiglia''.

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Le mois de février apparemment c'est le mois des fêtes où les gens se lancent de l'eau et des petits sacs de poudre de toutes les couleurs. J'ai pu en esquiver quelques unes mais il m'est arrivé de traverser en pleine bataille !!! Il n'est pas rare de marcher dans la rue et de se faire arroser donc !! Ca surprend un peu surtout quand on n'est pas au courant, mais c'est amusant!


Ah! Pour ce qui est de l'altitude, je ne ressens aucun effet secondaire lié au mal des montages qu'on appelle ici '' le sorroche'' Pourtant 3800-4000 mètres d'altitude c'est pas rien et je pense n'être jamais montée aussi haut de ma vie.

Certes le souffle est un peu plus court, et on se sent légèrement grisé un peu comme quand on boit deux-trois verres de bière. Je suis contente, c'est donc officiel, je ne souffre pas du mal des montagnes! CHECK!


Arequipa le 11 février 2010.


De retour à Arequipa après une grosse journée. Levée à 6H du matin pour prendre un colectivo qui se rend à la cruz del condor ( Croix du condor) pour observer le vol majestueux de ces fameux oiseaux. Oiseaux qui se laissent porter par les courants ascendants du haut du Canyon del Colca. Canyon qui fait plus d'un kilomètre de dénivelé! Le plus haut canyon du monde a priori. Je peux vous dire que rouler en colectivo , à vive allure sur une piste frôlant des précipices, c'est tout une aventure en soi! Je n'ai jamais vraiment aimé ça...Pour le coup, il vaut mieux faire confiance et ne pas trop réfléchir à un scénario catastrophe!


Entre Chivay et la cruz del condor, de magnifiques paysages. Me voilà au coeur des Andes. Les fameuses cultures en terrasse, des montagnes recouvertes d'herbe d'un vert tendre , des roches imposantes , sur lesquelles on peut apercevoir des vieux sentiers montant en zig zag à flan de montagne et qui sont là depuis la civilisation inca. Nous croisons des troupeaux d'alpagas qui arrêtent des fois notre colectivo le temps de traverser ''la route'', nous traversons aussi de petites rivières qui coulent sur les routes et vont se jeter dans le canyon.
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 Le colectivo est plein à craquer. Hommes et femmes en costume traditionnel travaillant dans les champs prennent ce moyen de transport.
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 Imaginez la scène dans le colectivo, moi étant assise à côté d'une vieille madame en costume traditionnel, aux traits incas, ses yeux ridés marquant des années d'expérience en haute altitude, une vie dans la nature, au grand air vivifiant des Andes à élever ses bêtes, bêtes qui représentent tout pour elle ( bêtes qui apportent aux habitants de la région nourriture, laine pour leurs habits, ou qui sont vendues à d'autres fermiers etc afin d'acheter des choses utiles pour la vie dans les montagnes), dans le colectivo donc beaucoup de locaux avec tout leur stock dans leurs châles qu'ils portent sur leur dos, 3 touristes dont moi qui font un peu tâche dans le décors, avec musique péruvienne à fond dans les oreilles. Pour ma part, j'avais la musique des cités d'or pour fond sonore. Histoire de faire un vrai pélerinnage! En tout cas, pour moi qui cherche de l'authenticité, pour le coup je suis vraiment servie!!!


Arrivée à Cruz del condor, avec mon gros sac de rando, je descends un sentier pour éviter la cohue de touristes observant l'horizon afin d'apercevoir ''les majestueux charognards''. Je suis à 4000 mètres, le souffle court se fait davantage sentir. A peine arrivée, que je vois sortir de la falaise en contrebas du sentier un condor! Je suis chanceuse.
Et quelle joie!!! je reste deux heures et demi en tout et j'en aperçois deux autres. Il faut savoir être patient dans des endroits pareils.
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Plus tard donc, je reprends un colectivo en sens inverse avec deux péruviens rencontrés un peu plus tôt avec qui j'ai sympathisé. L'un d'eux me dit qu'il pratique des autopsies et qu'il n'est pas rare qu'il autopsie des touristes qui sont tombés du ravin, dans le canyon ! Ma gorge se serre un peu et j'en ai des frissons rien que d'imaginer la chute fatale! ( Sympa la conversation!!!).


Retour à Arequipa en fin de journée. Derrière le café où j'attends Aroly, des feux d'artifice, mais disons un peu en freestyle, des gros feux d'artifice qui plus est mais dont les projectiles arrivaient directement dans la rue sur les passants et les voitures!!!! Pas le même sens de la sécurité ici!!! On regardait ça avec des petites vieilles arequipeniennes complètement en panique, mais personne de blesser! Fiou!!


Aroly me rejoint et nous discutons toute la soirée de la vie dans la région du Colca d'où sa grand-mère et sa mère sont originaires et où elles vivent toujours d'ailleurs élevant des alpagas et autres bêtes. Un mode de vie très '' fonctionnel'' et simple. Une certaine routine, se lever tôt, travailler dans les champs ou conduire ses bêtes sur les verts patûrages ou les deux en même temps, faire à manger dormir et ainsi de suite. en plus de toutes les tâches de la vie quotidienne...Élever ses enfants, s'occuper de la maison en famille... Il n'est pas rare d'ailleurs que les enfants tiennent les pensions dans certains villages pour accueuillir les gens de passage pendant que les parents s'occupent des bêtes en dehors du village.

Arequipa, vendredi 12 février 2010


Je me lève tôt car Yuri ( qui est un véritable sourire sur pattes) m'avait proposé d'aller voir l'élevage de cochons d'inde de son oncle, nous marchons donc jusqu'à chez son oncle qui nous ouvre la porte avec un large sourire, tout fier de me montrer son élevage. Et quel élevage!!! 200 cochons d'inde!!! Qu'on appelle CUY ici. Mets très typique et apprécié par les péruviens, cuy que l'on mangeait déjà du temps des incas. Ici c'est un mets qu'on ne mange pas tous les jours, on tue un cuy pour une occasion spéciale. Ils sont très étonnés de savoir que chez nous, le cochon d'inde n'est qu'un animal domestique.

Ceux que j'ai vu dans son élevage sont énormes!! Certains pèsent plus de trois kilos!!! Il y en a 4 sortes différentes, des poils longs, poils frisés, poils raides ( le plus commun) et poil '' en vrac'' on va dire... Ca n'arrête pas de se reproduire, c'est une bonne source de nutrition et de revenus, et il y a même des concours de Cuy comme pour les chiens ou les chats!
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L'oncle et la tante de Yuri m'ont invité à venir manger un cuy quand si je reviens sur Arequipa à la fin de mon séjour, genre grosse bouffe familiale. Bien sûr que je ne manquerai ça pour rien au monde. C'est un rendez-vous!

Nous avons marché toute la journée avec Yuri parcourant anciens quartiers et centre historique d'Arequipa, avant de retrouver Aroly à la sortie de son travail.

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Toute la journée non-stop nous avons parlé avec Yuri de la culture inca, des croyances qui persistaient encore aujourd'hui. J'ai la tête pleine d'infos !!!!


je vais vous laisser maintenant, je crois que je viens d'exploser mon record de l'article le plus long sur mon blog...bravo aux plus patients d'être arrivés jusqu'ici!!!

Que voulez-vous...Quand vous vous sentez bien dans un endroit merveilleux...L'inspiration vient toute seule!!!

Demain direction le lac Titicaca!

Je vous embrasse fort!


Émilie :-)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par laviedeboem
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Samedi 6 février 2010 6 06 /02 /Fév /2010 08:29

Nazca, Pérou. vendredi le 5 février 2010.


Je l'ai fait! J'ai survolé les fameux et mystérieux géoglyphes de Nazca. Ces figures visibles de l'avion et ces lignes parfaitement droites traversant le relief des montagnes alentours et qui s'étendent sur plusieurs kilomètres dans le désert rocailleux de Nazca.

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Embarquement immédiat à bord de mon grand condor et survolons ensemble ce mystérieux site!

 

Levée à 7H30 du matin, direction aérodrome de Nazca. Déterminée plus que jamais à prendre un petit coucou à hélice! Un nouveau baptême de l'air pour moi! Et bien...même pas peur!! Je vous avouerais que j'ai vraiment adoré ça , que je poussais même des iiiiiihaaaa au décollage et lors des virages serrés au-dessus du site!! Qui l'eût cru!!!?!!? Une vraie gamine!! Ceux qui me côtoient au quotien n'auront pas de mal à m'imaginer poussant ces fameux ''iiiiiiHaaa'' je pense! ;-)


Le tour a duré 30 minutes. 30 minutes de bonheur entre 500 et 1000 mètres d'altitude. J'ai donc pu apercevoir quelques figures telles que:

Les triangles ( 3 kms de long et parfaitement droits) que certains appellent les pistes...Pistes d'attérissage pour OVNI (selon certains) !!


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L'astronaute, oui oui de l'astronaute ( 35 mètres)


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Le chien ( 50 mètres)

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La baleine ( 65 mètres)
Baleine


Le condor ( mon préféré, 135 mètres)

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L'araignée (46 mètres),

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Le colibri (97 mètres),

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Quant au flamand rose ( 300 mètres!!! C'est la seule figure que je n'ai pas réussi à prendre en photo hélàs!!)


Nous avons survolé la région de Nazca donc. Région , sablonneuse, rocailleuse, montagneuse. Magnifique!!!

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Les lignes de Nazca explication de texte ( Je vous promets je vais essayer de rendre ça pas trop chiant à lire!)


Inscrites au patrimoine mondial de l'Unesco en 1994. Découvertes tout à fait par hasard en 1926.

Elles ont été creusées, tracées par le peuple Nazca durant la période pré-incaïque.

Ils ont '' tout simplement'' enlevé les pierres plus foncées jonchant le sol de la pampa, laissant apparaitre ainsi en dessous un sol plus sablonneux, donc plus clair.

À l'heure qu'il est, malgré les travaux d'une certaine Maria Reich, une mathématicienne allemande qui a vécu une bonne partie de sa vie à étudier ces fameuses lignes, ils ne savent toujours pas le pourquoi du comment de ces figures et de ces lignes.


Il y a plusieurs théories. Pour certains, dont Maria Reich, ( et donc la théorie la plus crédible, la plus scientifique tout du moins ;-)...) il s'agirait d'un calendrier. Pour d'autres un genre de pistes d'atterrissage pour les OVNIS ou un signe de dévotion envers certaines divinités.


Le long de la route panaméricaine, qui longe voire, qui coupe le site en deux parties, on peut observer les lignes à partir de deux observatoires. Un en métal sur lequel on peut grimper et voir la figure des mains et celle de l'arbre. L'autre observatoire, en haut d'une colline surplombant le site, est un point central, un point zéro d'où partent toutes ces lignes droites qui s'étendent sur plusieurs kilomètres, dont certaines lignes qui sont plus significatives que d'autres.

 L'une d'entre elles par exemple, est alignée avec le point d'horizon où se couche le soleil le jour du solstice d'hiver! Donc le site serait un genre de gros cadran solaire grandeur nature qui leur donnait le rythme des saisons et peut-être plus encore (?). Cela reste un mystère non résolu à ce jour. ( j'ai toujours rêvé de dire ça!...Check! ;-)...)

En descendant de l'avion, je suis repartie dans le centre ville pour attrapper un colectivo direction le musée de Maria Reich pour en savoir un peu plus sur elle, son travail et sur les lignes de Nazca. J'ai donc repris la route panaméricaine qui longe le site. Du bus, le long de la route, on peut apercevoir une multitude de petits tourbillons de poussière, comme des mini-tornades! Ca donne vraiment un côté western! Manque plus que les bottes de foin qui roulent portées par le vent et l'illusion est parfaite!!


Je suis donc arrivée au musée 30 minutes plus tard. Musée qui est aussi l'ancienne demeure de Maria Reich ainsi que son laboratoire de recherche. Quand je dis laboratoire c'est un bien grand mot vu le peu de matériel dont elle disposait pour étudier les lignes. Dans le musée,  sont exposés tous ses croquis obsessionnels des fameux géoglyphes. Elle a vécu là, dans la simplicité, seule la plupart du temps, étudiant sans relâche le site archéologique.

On y voit aussi des céramiques ramassées ci et là avec des dessins colorés très bien conservés et des photos d'elle marchant sur ce site désertique avec sa canne, cheveux blancs au vent et ses 90 ans!! Sacrée bout de bonne femme que cette Maria Reich!! J'aurais tellement aimé la rencontrer!!!! Quelque part...C'est le cas, à travers ses découvertes! On a une petite idée du personnage qui était apparemment emprunt de beaucoup de détermination, de passion et...de patience!


Le sympathique gardien du musée, m' a dit combien c'était étrange son lien avec ce site car elle s'est toujours sentie chez elle, comme si elle y avait déjà vécu. Il m'a raconté une petite anecdote sur  la relation insolite entre elle et les figures des mains et du singe. En effet, une des mains du singe n'a que 4 doigts. Pareil pour la figure des mains. Maria reich quant à elle, avait elle aussi, un doigt manquant !! Hasard ou destinée? A vous de voir!!...( Si je pouvais mettre en fond sonore la musique de Twilight zone ( la 4ème dimension) pendant que vous lisez ces quelques lignes, croyez-moi je le ferais!! je suis à fond!!! lol)


Les Nazcas marchaient dans les ''tranchées'' des figures en buvant un breuvage hallucinogène les mettant en transe pendant les cérémonies rituelles et parcourant ainsi toute la figure en commençant par une ligne et sortant par l'autre. ( Sur la figure de l'araignée- que je n'arrive pas à télécharger sur cette page), on peut remarquer deux lignes qui partent sur le côté de l'araignée. Commençant donc par une , ressortant par l'autre.)

Par ailleurs, pour ce qui est des aqueducs incas que j'ai survolé aussi hier matin, là aussi c'est impressionnant. Un système d'irrigation incroyable!

Des escaliers de pierres descendant en spirale dans un souterrain, souterrain où ils allaient récupérer l'eau directement de la nappe phréatique! Ainsi, ils pouvaient passer d'un trou à l'autre et de plus ce système est ingénieuse façon d'irriguer toute la région. La chose encore plus impressionnante qui impose le respect et l'admiration envers cette civilisation c'est que ces aqueducs servent encore aujourd'hui aux habitants du coin et ainsi continuent d'irriguer toute la région de Nazca!!!

Après la visite du musée, je ne savais pas trop comment revenir sur Nazca.

Je suis allée parler à une famille de l'autre côté de la route. Je suis restée avec eux tout l'après-midi parlant de nos différences culturelles entre autres. À coté de leur habitation, il y avait un arbre avec de drôles de fruits ressemblant à des gros haricots verts d'une 20aine de centimètres. J'ai demandé ce que c'était et si ça se mangeait ( curieuse gourmande que je suis!). Ils appellent ça ''Akai'' . Une femme est allée cueuillir un de ces gros '' haricots mystérieux '' . À l'intérieur, des genres de petites ''fèves'' entourée d'un genre de membrane blanche.Vu comme ça j'avoue c'est pas super appétissant ahah! La dame en croque une et m'en tend une.Ne sachant pas du tout comment ça se mangeait, je croque directement dedans, la femme s'est mise à rire de moi en voyant ma face de '' hmmmm c'est pas tout à fait inintéressant'' ( en fait c'était tout à fait dégueulasse) en me disant qu'il ne fallait pas tout manger. Seulement la partie supérieure du fruit.

Une fois qu'on sait comment le manger ça a un goût très sucré, ça ressemble au litchi en fait. Première expérience gustative qui sort un peu du commun pour moi! On s'est du coup, bien régalé tous ensemble!!!

Plus tard , ils m'ont aidé à arrêter un colectivo qui passait par là et je suis repartie pour Nazca.


Je ne sais pas ce qui va leur rester de notre rencontre, ils doivent être blasés de voir tant de touristes même si à ce moment là j'étais la seule dans le coin, mais on a bien ri et pour moi ce tout petit moment de partage va me rester longtemps en mémoire ! Après tout, c'est pour ça que je suis là! Faire des rencontres! Pourvu que ça dure!


Dans ces cas là, il n'y a plus de péruviens, ni de française, ni de canadienne ni aucune autre nationnalité, ni religion, ou autres choses qui séparent, qui divisent. Il n'y a que des humains, qui partagent, ensemble, en toute simplicité. L'humain à l'état brut! C'est , je crois, ce qui est le point le plus important et le plus vibrant quand je pars en voyage seule, ailleurs. Quand j'effleure même ne serait-ce qu'un tout petit peu ce genre de moments qui sont des purs cadeaux de la vie, je peux vous dire et ce, sans pudeur, que je me sens HEUREUSE et FIÈRE d'être terrienne! Et que cela éradique automatiquement la moindre pensée cynique qu'il me resterait.


Je ne sais pas trop si je repars aujourd'hui, j'aime le côté ''village'' de Nazca, peu de rues, et les gens sont plus relax .  Je suis vraiment sur le mode '' Carper diem!''.  Un jour à la fois!

La prochaine fois que je vous écrirai, ça sera d'Arequipa ou de Puno.

''Au revoir...À bientôt''


Emilie :-)

 

 

 

Par laviedeboem
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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /Fév /2010 03:04

Hola todos!!!


Je suis donc partie de Lima hier matin en direction d'Ica.


Sortir de Lima était une aventure en soi. En sortant de l'auberge, j'ai donc pris un colectivo, genre de bus ou plutôt une camionnette colorée très économique ou montent une 15aine de personnes tout au plus. Bien évidemment, je me suis trompée de colectivo.
je m'en suis rendue compte quand un monsieur m'a demandé ou j'allais. D'un air désolé,  il m'annonce que je suis dans le mauvais colectivo, alors un autre monsieur s'en mêle, puis un autre, et c'est tout le colectivo en 2-3 minutes qui en fait une affaire personnelle pour se mettre d'accord sur le colectivo à prendre. J'étais très amusée et touchée par la scène qui se déroulait sous mes yeux. En effet, les péruviens sont vraiment des anges gardiens dans ce genre de situation et ils n'ont pas hésité à me donner un coup de main pour que j'arrive à bon port.
Une des femmes dans le bus aperçoit alors le bon colectivo à l'arrière du nôtre et se met à me le crier. C'est donc à coup de ''GO GO GO''  de la part de toutes les personnes dans le colectivo que je suis donc invitée à descendre en vitesse pour attrapper le fameux colectivo qui m'a en effet amené à destination. Ca...C'est fait!

Durant les trajets de bus, que ce soit dans la ville ou sur les longues distances, hommes, femmes et enfants montent dans le bus pour vendre bonbons, boissons ou diverses autres choses que je n'ai pas encore identifié.

Les colectivos s'appellent comme on appelle un taxi, d'un signe de la main. Il y a là une personne qui ''raccollent'' par la porte les passants qui sont de potentiels passagers en criant la destination du colectivo, faisant payer le passage, ouvrant et fermant la porte avec une corde de fortune.

Une fois arrivée à la station de bus , je prends donc mon bus pour Ica. Une ville de taille moyenne à 5 heures de route au sud de Lima. Aucun touriste dans le bus, je dépasse tout le monde d'une tête. On oublie donc l'option discrétion .

Nous prenons la route panaméricaine qui longe l'océan pacifique.huablog10.JPG

La route depuis Lima est bordée d'immenses colines sablonneuses et des grandes dunes de sable fin. Un paysage désertique. Du sable à perte de vue.
huablog7.JPG 

En arrivant sur Pisco, le sable fait place aux vignes chargées de gros raisins verts et rouges-rosés. En effet les vendanges étant pour fin février ici!

J'arrive à Ica. Plus précisément dans le village-oasis de Huacachina. Je n'avais aucune réservation, et je craignais un peu que tout soit complet car comme je vous le disais dans mon précédent article, comme le machu pichu est fermé à cause des innondations de la semaine passée je pensais que tous les touristes allaient se rabattre vers la côte. Mais j'ai eu de la chance et j'ai trouvé une place en dortoir au bord de la lagune.huablog1-copie-1.JPG


huablog5.JPG

Huacachina est en soi un très beau site. Une oasis , une lagune bordée de palmiers au creux d'immenses dunes de sable. Ici se pratiquent le sandboarding ( comme le snow donc mais sur les dunes de sable) ainsi que des virées en buggy dans le désert. En ce qui me concerne, ce genre d'activités ne m'intéressant pas, je n'étais venue ici que pour une seule chose. Voir le coucher de soleil sur le désert. Je me suis donc mise à l'ascension ( et le terme n'est vraiment pas exagéré) d'une des dunes ('' d'une des dunes'', aucun style littéraire j'en conviens mais je trouvais ça marrant! ahah..Ah...ahemmmm ok passons...). Eh bien, je peux vous dire que c'est du sport!!!


huablog9.JPG

Petit truc: Pour bien marcher sur une dune, marcher sur la crête de la dune, sinon c'est l'enfer. ahah!

L'ascension valait la peine. J'ai eu le droit à un magnifique coucher de soleil dans les teintes orangées-rosées.
huablog2.JPG


huablog3.JPG
Le soir j'ai rencontré une suisse et un argentin durant le barbecue tous deux partaient pour Pisco le lendemain matin et m'ont proposé de les accompagner, mais j'avais d'autres plans. Nazca. c'est donc après une bonne nuit que j'ai pris une moto-taxi le lendemain matin pour la première fois de ma vie afin d'attrapper mon bus à la station dans le centre d'Ica.
huablog6.JPG
Dans le bus une femme s'assoit à côté de moi, elle porte une petite fille de 8 mois trop trop trop adorable, deux petites dents du bas en guise de sourire , des petits yeux bridés, noirs comme des olives, le teint mate, adorable petite fille qu'elle me met quelques minutes plus tard sur les genoux pour que je joue avec. La maman en a profité pour me faire tout un debriefing sur Nazca dont elle est originaire. Jolie rencontre!

Nazca, jeudi 4  février 2010.

J'arrive dans une pension que j'avais repéré . Je sonne...Personne...Je resonne...Un garçon m'ouvre sans me dire bonjour et l'air vraiment tanné mais m'invitant quand même à rentrer. je l'ai pas senti DU TOUT, je me suis informée des prix etc pour rester courtoise, et je lui ai dit que j'allais faire mon tour. Je suis allée chercher un autre endroit donc, moins glauque, plus chaleureux, plus accueuillant.
J'arrive donc à trouver ce que je cherche. Là une fille m'accoste pour me vendre des excursions. Ca non plus je ne le sens pas. Et j'ai bien fait car la gérante de la pension qui a vu faire la fille de loin m'a dit après  que c'était mieux que je ne passe pas par elle pour une excursion. En gros, que la fille n'était pas fiable du tout.

Note de voyageuse: Vraiment ne se fier qu'à son intuition!!!! En tout temps. Comme on dit: '' Si tu ne le sens pas, ne le fais pas''.

Je dépose mes affaires à la pension, je vais me renseigner à la station d'autobus pour repartir vers Arequipa ( Ma prochaine étape...Les horaires, le prix etc), puis je visite un peu Nazca qui est très petite. La rue principale est très animée. Moto-taxis, taxis klaxonnant pour rameuter des clients tout le temps,des vendeurs de fruits et légumes frais disposés sur des petits chariots, rameutant là aussi leurs clients non pas à coups de klaxons mais avec un mégaphone!! Une belle cacophonie en somme.

D'ailleurs en parlant de nourriture, ici la nourriture est succulente et très variée. Je goûte de tout en espérant que mes intestins ne me le feront pas regretter dans quelques jours...!!!

Qui dit Nazca dit Lignes de Nazca, et dit aussi survol en avion de ces fameuses lignes.

J'ai longuement hésité. Car qui dit petit avion dit grosses turbulences!! Mais aller, je me lance!! Le vol est demain matin!! J'imagine que les photos ne rendront vraiment pas du tout ce que j'aurais vu en réalité. Mais je vais essayer de prendre quelques ''bons'' clichés et de vous les montrer... Je compte après ça visiter le petit musée de Maria Reich, la mathématicienne qui a consacré une bonne partie de sa vie à l'étude de ces fameuses et mystérieuses lignes. Il y a même une figure qu'ils appellent ''l'astronaute'', un bonhomme avec un scaphandre...Et seulement visible du ciel. Étrange n'est-ce pas?!...

Et comme dirait la voix off dans les mystérieuses cités d'or à chaque fin d'épisode:

''Au revoir...A bientôt''

Emilie :-)


 

Par laviedeboem
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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /Fév /2010 23:38
Lima, Pérou, le 2 février 2010.

 Voilà… J’y suis!!!!Je suis…AU PÉROU ! ENFIN !

Voilà mon premier billet.
J’ai décidé non seulement de vous décrire ce que je voyais, de vous le montrer en images, mais aussi et cela sans aucune pudeur ce que je sens ainsi que mes réflexions qui ne sont évidemment pas des vérités absolues et qui sont propres à l’apprentie humaine que je suis. Vous prendrez ce que vous voudrez bien prendre dans tout ce charabia sur ma façon de voyager et de percevoir les gens que je vais rencontrer durant mon voyage, mes impressions, mes doutes, mes questionnements d’humaine.
 C’est important que je vous le dise.
 Après tout, nous allons être en quelques sortes partenaires de voyage durant ces deux prochains mois. Alors , vous embarquez avec moi ? Embarquement immédiat !

 Après 9 heures d’avion, et un vol un peu agité ( Sinon c’est pas drôle ) mon ''condor''  ( spéciale dédicace aux fans des mystérieuses cités d'or) s’est posé en douceur à Lima vers minuit et demi. Je n’avais pas peur de l’avion mais on dirait que les agents de bord se faisaient un malin plaisir à vouloir paniquer les passagers en faisant des annonces de turbulences toutes les 5 minutes du genre ‘’ pas de service pour le moment, ne vous déplacez pas dans l’avion, attachez vos ceintures nous traversons une zone de turbulence et il est trop DANGEREUX ( oui oui ils ont osé dire ‘’dangereux’’) de circuler dans les allées de l’avion), c’est à ce moment là que j’ai compris ne plus être phobique de l’avion, fut un temps ou j’aurais complètement perdu le contrôle de mes émotions !! Allelujah Phobie de l’avion…Check !! Parce que oui turbulences il y avait, mais fallait pas exagérer non plus !!

Mon sac de rando n’a jamais été aussi léger. 12 Kilos !!! le bonheur pour mon dos !!! je deviens une vraie pro des voyages sac à dos !!!

Un chauffeur du nom de Luis de l’auberge de jeunesse m’a récupéré hier soir. Il était évident pour moi que je n’allais pas prendre un taxi, la nuit, seule n’ayant aucun repère dans cette ville. J’avais entendu des histoires horribles d’enlèvements nocturnes par de faux taxis et agressions à la sortie de l’aéroport. Aventurière prudente que je suis, j’avais fait mes recherches pour que les gens de l’auberge me récupèrent en toute sécurité. Luis, le chauffeur, adorable de surcroît, m’a conseillé de ne plus déambuler dans les rues de Lima, seule à partir de 17h. Rassurant!!! Si un autochtone le dit, je suivrai donc ses conseils. Cela dit, je me sens an totale sécurité ici, complètement à l’aise ! Je m’attendais à ce que ce soit le chao en arrivant ou pour circuler dans les rues de Lima, mais il n’en est rien !!!

 J’ai aussi l’éternel dilemme quand on me demande d’où je viens…De France mais aussi du Canada. Si je viens du canada, on risque de m’appeler gringa, donc de façon assez péjorative. Mais à date je n’ai rencontré que des gens adorables, bienveillants. Ni insistants…ni oppressants.

 Luis m’a appris aussi qu’à Lima, il y a des bars et discothèques interdits aux péruviens. J’hallucine un peu de voir à quel point les touristes sont surprotégés ici…protégés de quoi ? That’s the question. Je ne sais pas trop. Je trouve ça assez révoltant pour ma part ce genre de discrimination.

Par ailleurs, vous n’êtes surement pas sans savoir que le site du Machu Pichu est inaccessible depuis quelques jours à cause de sévères inondations la semaine passée à aguas Calientes ( la ville au pied du Machu Pichu) et dans la vallée de l’inca. Parait-il qu’ils ont bien pris soin d’évacuer d’abord tous les touristes laissant là les gens vivant là à l’année longue. On peut le dire sans retenue que c’est tout à fait dégueulasse!

 Ils vont mettre évidemment les bouchées doubles pour réaménager le site et les voies d’accès au site au plus vite afin que les touristes puissent revenir et ainsi apporter une rentrée d’argent assez considérable pour les gens vivant du tourisme dans la région car le machu pichu est le site archéologique le plus visité d’amérique du sud.

C’est pour cela que je ne sais pas s’il me sera possible de visiter le machu pichu durant mon voyage. Je ne vais pas râler, parce qu’il me semble plus important que les gens qui ont tout perdu dans ces inondations réussissent à se remettre avant tout de ce coup dur de dame nature. Je verrai à la fin de mon séjour quand je reviendrai au Pérou s’il est possible d’y accéder, sinon tant pis ! Il sera toujours là fièrement accroché à sa montagne.

C’est pour cela aussi que j’ai du changer un peu mon itinéraire. Je compte donc longer la côte péruvienne vers le sud. Pisco, Ica, l’oasis de Huacachina, Nazca et Arequipa avant d’aller vers le lac titicaca.

Hier, à peine arrivée à l’auberge, des chiliens en vacances à travers l’Amérique du sud fort sympathiques et roots jusqu’à l’os m’ont invité à trinquer avec eux. Couchée à 4H du mat. 30 ans la fille hein, mais une santé de fer !!! Je tiens à le souligner ;-)

Réveil à 11H. J’ai dormi comme un bébé avec mes bouchons d’oreille, je me doutais que le lendemain matin le trafic et la ‘’douce’’ mélodies des klaxons qui est a priori le mode de communication des automobilistes ici me réveilleraient.
J’ai décidé de ne pas courir les monuments, de ne pas être pressée par le temps et d’observer la vie comme elle va pour ce voyage-ci, encore plus que mes précédents voyages.

 Je suis allée me promener dans le quartier de Miraflores donc. Pas vraiment dépaysée pour le moment. Des starbucks café, des mac do, des KFC, des banques scotia, ( comme à la maison !). Impression d’être une géante en déambulant dans les rues de Lima car les péruviens sont tous petits !! J’ai marché jusqu’à la plage. Un genre de brouillard apparemment constant à Lima et une chaleur étouffante donne un climat orageux à longueur de journée, mais sans orage, chaud et humide...Tropical en somme, j'ai du mal à m'imaginer pour le moment ce que ce doit être dans la jungle!

 Il fait 31 degrès aujourd’hui je peux vous dire que mon organisme ne comprend plus très bien ce qu’il lui arrive. Vendredi passé encore il faisait -30 à Montréal…60 degrès de différence quand même c’est assez intense !!

Je viens de rencontrer une fille d’Afrique du sud qui partage ma chambre. Elle me fait sourire. Elle s’appelle ‘’shiva’’ oui oui comme le dieu hindouiste, et je peux vous dire que c’est un vrai personnage ! Quand elle se déplace on entend un son de clochettes ! Des dreads, des foulards, des tatoos ethniques, un sourire constant sur le visage. Toute la panoplie de la néo-hippie backpacker. Ca doit faire longtemps qu’elle est partie de chez elle, car quand on commence son voyage on a toujours un look de voyageur de la première heure plutôt passe-partout, à la fin du voyage il arrive qu' on porte gri-gris et autre look ethnique et on adopte une attitude plutôt nonchalante c’est aussi ça être en mode immersion totale. C’est vrai, il y a une métamorphose qui s’opère, extérieure mais aussi intérieure. On dirait que plus l’on voyage et plus on se défait de choses inutiles et on opère un vrai retour à l’essentiel. Un vrai décrassage de karma!

 Généralement quand on dit ‘’backpacker’’ on s’imagine quelqu’un fumant du hasch à longueur de journée, limite alcoolique fêtard, un peu paumé et qui a coupé les ponts avec tout. Oui il y en a. Mais il y a vraiment de tous les genres de voyageurs. J’en suis la preuve vivante ! Je fais vraiment partie des plus soft !!!Pour ceux qui en doutaient et qui me mettraient dans la case ‘’ voyageuse de l’extrême’’;-) .

Lima, je dois le dire, c’est pas super beau. Des gros et vieux buildings sales partout, des embouteillages, des klaxons, de la pollution. Une grande ville en somme. Je ne m’attarderai pas trop à Lima donc car il me sera plus intéressant d’aller dans des villes moyennes ou villages pour rencontrer les péruviens.

Demain ou après-demain , je devrais partir pour la ville de Pisco à 4 heures au sud de Lima le long de la côte. Ville qui par ailleurs a donné son nom à un alcool typique péruvien. Le Pisco étant un genre de liqueur de raisins. A tester. C’est dans ma check list !

Je vous laisse pour le moment et vous envoie des bisous de l’hémisphère sud.

''Road-trippement'' vôtre,

Émilie
Par laviedeboem
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Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /Jan /2010 12:16
Prochainement sur vos écrans...

http://www.youtube.com/watch?v=qSa68Cb1h6A


Avec un itinéraire animé!! je me la pète trop hein!!!

Au plaisiiiiir!!!

Émilie :-)
Par laviedeboem
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